Viktor Orban concède que la Hongrie doit "reconnaître" les quotas de réfugiés

Orban avait demandé à l'UE de rembourser à la Hongrie la moitié des 800 millions d'euros que Budapest dit avoir dépensé pour une clôture anti-migrants à sa frontière méridionale.
Orban avait demandé à l'UE de rembourser à la Hongrie la moitié des 800 millions d'euros que Budapest dit avoir dépensé pour une clôture anti-migrants à sa frontière méridionale. - © ODD ANDERSEN - AFP

Le Premier ministre souverainiste hongrois Viktor Orban a admis ce vendredi que son pays devait "reconnaître" le mécanisme d'accueil obligatoire de réfugiés au sein l'UE, après le rejet par la Cour de justice européenne d'un recours intenté par Budapest et Bratislava.

"La Hongrie est un pays membre de l'Union européenne. Elle doit respecter les traités et reconnaître les décisions de la Cour", a-t-il déclaré à la radio nationale.

Pour autant, "ce n'est pas une raison de modifier la politique de rejet des migrants" que Budapest assume depuis des années, a souligné le dirigeant conservateur, soulignant que "la décision de la Cour n'enjoint pas à la Hongrie de faire quoi que ce soit".

Fer de lance de l'opposition à l'arrivée de réfugiés en Europe, Orban avait dénoncé ce jeudi la "violence" du mécanisme de quotas obligatoires d'accueil, disant refuser que la Hongrie devienne un "pays d'immigration".

"La solidarité n'est pas un plat à la carte"

La Hongrie et la Slovaquie avaient intenté des recours contre le plan européen de relocalisation adopté en 2015 pour soulager la Grèce et l'Italie. Ces recours ont toutefois été rejetés "dans leur intégralité" mercredi par la Cour de justice.

Budapest est par ailleurs, comme la Pologne et la République tchèque, sous le coup d'une procédure d'infraction lancée mi-juin par la Commission européenne pour son refus d'appliquer le plan de répartition.

Coutumier des provocations envers ses partenaires européens, Orban avait demandé fin août à Bruxelles de rembourser à la Hongrie la moitié des 800 millions d'euros que Budapest dit avoir dépensé pour ériger en 2015 une clôture anti-migrants à sa frontière méridionale.

Dans un courrier daté de mardi, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a répliqué en lui rappelant qu'entre État membres de l'UE, "la solidarité n'est pas un plat à la carte".

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