Réfugiés: la République Tchèque refuse toujours les quotas

Le Premier tchèque Bohuslav Sobotka à son arrivée le 25 juin 2015 à Bruxelles
Le Premier tchèque Bohuslav Sobotka à son arrivée le 25 juin 2015 à Bruxelles - © MARTIN BUREAU

La République Tchèque refuse toujours les quotas obligatoires de réfugiés voulues par la Commission européenne, a déclaré mardi à Prague le Premier ministre Bohuslav Sobotka.

Prague "rejette sans équivoque tout effort en vue d'introduire un mécanisme permanent de redistribution de réfugiés. Nous rejetons aussi l'introduction de quotas", a dit Bohuslav Sobotka à quelques heures de la réunion à Bruxelles des ministres de l'Intérieur de l'UE qui cherchent à trouver une réponse commune à la crise migratoire.

"Ce sont les gouvernements qui doivent décider. C'est la position constante du gouvernement tchèque et tant le ministre (de l'Intérieur Milan Chovanec) que moi-même l'appuierons lors des rencontres cette semaine".

"Attachés à l'idée d'aboutir à une position commune"

La réunion des ministres de l'Intérieur sera suivie mercredi d'un sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement.

Petite lueur d'espoir en vue d'un consensus était apparue lundi: malgré les rodomontades du Premier ministre hongrois Viktor Orban, les pays d'Europe centrale avaient exprimé leur volonté de trouver un accord européen sur cette question.

"Tous les participants à la réunion sont très attachés à l'idée d'aboutir à une position commune", avait assuré le ministre tchèque des Affaires étrangères, Lubomir Zaoralek, à l'issue d'une rencontre avec ses homologues polonais, hongrois, slovaque, letton et luxembourgeois à Prague.

"L'Europe a besoin d'une action collective" afin de répondre au plus vite à une "situation très lourde", avait-il ajouté.

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