Réfugiés: la Grèce demande à l'UE 330 millions d'euros de plus pour 2016

Le gouvernement grec a indiqué jeudi attendre de l'Union européenne un soutien supplémentaire d'au moins 330 millions d'euros en 2016 pour faire face à l'afflux de migrants, et réclamé de ses partenaires européens les renforts promis en personnels.

Les premiers départs de réfugiés arrivés en Grèce vers le Luxembourg et la Suède sont "prévus ces prochains jours", dans le cadre de la procédure européenne dite de "relocalisation" visant à répartir sous deux ans au sein de l'UE 160.000 réfugiés ayant gagné la Grèce et l'Italie, a aussi indiqué le ministère de la Politique migratoire.

Invoquant un audit mené par les autorités, le ministère fixe à "environ 480 millions d'euros l'année prochaine" les sommes requises pour la prise en charge par le pays des arrivants, dont le nombre dépasse désormais le demi-million depuis le début de l'année, selon le Haut commissariat de l'Onu aux Réfugiés.

"Sur ce total, 330 millions n'ont pas été prévus par les Fonds européens, qui devront être renforcés pour couvrir ces besoins", précise dans une note d'information le ministère.

"Financement exceptionnel"

L'UE doit aussi "tirer au clair la question du financement de la procédure de relocalisation", en prévoyant un "financement exceptionnel" pour les dépenses de ce mécanisme, convenu par les 28 cet été, "qui n'ont pas été prévues dans le cadre des plans budgétaires pluriannuels européens".

Le ministère grec souligne par ailleurs être toujours dans l'attente de renforts promis des agences européennes de surveillance des frontières, Frontex, et de l'asile, Eosa, pour pouvoir mener à bien la tâche d'enregistrement des arrivants et de tri entre réfugiés et migrants assignée au pays. Seuls six États membres, dont la Belgique, ont jusque à présent offert 48 experts à Frontex, pour 775 demandés, tandis que les contributions pour l'Eosa s'élèvent à 81 experts, contre 370 requis, d'après la même note.

Selon les ONG présentes à Lesbos, en première ligne des arrivées, les conditions d'accueil se sont encore détériorées ces derniers jours au centre d'enregistrement et de sélection des migrants (hotspot) de cette île d'Égée orientale, les autorités apparaissant débordées face à l'ampleur des flux.

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