La France organisera des vols de reconnaissance au-dessus de la Syrie

François Hollande envisage des frappes au sol en Syrie, comme celles que la France opérait jusqu'ici sur le territoire irakien. Dès mardi, des actions en ce sens seront prises, a-t-il annoncé ce lundi, lors d'une conférence de presse à Paris. "J'ai demandé au ministre de la Défense que, dès mardi, des vols de reconnaissance soient organisés au-dessus de la Syrie". "Des frappes seront possibles", a-t-il ajouté.

Le président français exclut cependant toute intervention de troupes françaises au sol.

Ne pas soutenir Bachar al-Assad

L'issue en Syrie est "politique", a cependant ajouté François Hollande, soulignant que "nous devons parler avec tous les pays qui peuvent favoriser cette issue", notamment la Russie et l'Iran.

"La France travaille pour que des solutions politiques soient trouvées car l’issue, elle est politique en Syrie. Et donc nous considérons que nous devons parler avec tous les pays qui peuvent favoriser cette issue et cette transition", a déclaré le chef de l'Etat. "Je pense aux pays du Golfe, je pense aussi à la Russie, à l’Iran en plus de pays qui sont d’ores et déjà membres de la coalition", a-t-il ajouté.

"En Syrie, rien ne doit être fait qui puisse consolider ou maintenir Bachar al-Assad. Le départ de Bachar al-Assad est à un moment ou un autre posé dans la transition", a -t-il souligné.

La France accueillera 24 000 réfugiés

L'ancien Premier ministre Alain Juppé, avec d'autres politiques français, s'était déclaré favorable dimanche à l'extension en territoire syrien des frappes aériennes de l'aviation française contre le groupe terroriste État islamique. Ces déclarations étaient tombées après une semaine au cours de laquelle les pays européens se sont vus confrontés à d'importantes arrivées de réfugiés, auxquelles ils tentaient de répondre par des décisions communes. François Hollande a, lors de sa conférence de presse, également souligné le rôle de la France dans la réponse à la crise des migrants.

La France accueillera 24 000 réfugiés sur son sol

"La crise des migrants peut être maîtrisée, et le sera", a-t-il déclaré. Il a affirmé que la France ferait son devoir, en accueillant des réfugiés sur son sol: "La Commission européenne va proposer de répartir 120 000 réfugiés (entre les pays de l'UE) sur les deux prochaines années, ce qui représentera pour la France 24 000 personnes. Nous le ferons." Il a par ailleurs proposé la tenue d'une conférence internationale à Paris sur le sujet.

Le président français a défendu sa proposition commune, avec la chancelière allemande Angela Merkel, d'un "mécanisme obligatoire" de répartition des demandeurs d'asile entre les pays de l'UE, tout en soulignant la nécessité d'aller plus loin.

François Hollande a aussi affirmé que la priorité est que ces personnes déplacées devraient, idéalement, rester près de leur pays d'origine, et que des efforts en ce sens devraient être effectués. Pour éviter une "crise humanitaire gigantesque", "nous devons aussi agir avec les pays d'origine et de transit", a-t-il plaidé en se prononçant notamment pour l'établissement sur place "de centres d'identification et d'hébergement" des migrants.

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