Hongrie: les médias publics présentent les réfugiés comme des criminels

La Hongrie fait partie de ces pays qui ont rejeté les quotas obligatoires. De nouvelles lois vont d'ailleurs entrer en vigueur ce mardi 15 septembre. Les réfugiés qui franchissent illégalement la frontière depuis la Serbie risquent désormais jusqu’à trois ans de prison. Comment la presse, les médias hongrois couvrent-ils cette actualité ?  

Viktor Orban a transformé l’audiovisuel public et l’Agence Nationale de Presse en machine de propagande. Les réfugiés y sont présentés comme des criminels, des terroristes potentiels ou comme des personnes porteuses de maladies.

Un jour, un politicien déclare que les migrants risquent d’agresser les enfants hongrois. Le lendemain, un autre homme politique souligne que ces gens ont une couleur de peau différente. Et le Parti de Viktor Orban possède aussi des médias privés qui relaient le même discours.

Mais la liberté de la presse est encore vivante, surtout sur la Toile. Il existe une demi-douzaine de sites internet indépendants de grande qualité. Ils touchent un public estimé à 800 000 personnes. La question des réfugiés y est présentée sous de nombreux angles. Beaucoup de reportages sur le terrain.

Mais les électeurs de droite suivent plutôt les médias gouvernementaux, tandis que les citoyens critiques suivent la presse indépendante. Le clivage est de plus en plus visible dans la société hongroise. Et ce clivage se reflète dans les médias.

 

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK