Fedasil: 10 000 places d'accueil en moins, vers un "grand tsunami social"?

Une centaine de personnes manifestaient ce lundi matin devant l'Office des Étrangers.
Une centaine de personnes manifestaient ce lundi matin devant l'Office des Étrangers. - © Baptiste HUPIN - RTBF

La Coordination et Initiatives pour Réfugiés et Étrangers (CIRÉ) et la CSC ont mené ce lundi matin une action devant l'Office des Étrangers, près de la gare du Nord à Bruxelles.

Au total, une centaine de personnes étaient rassemblées pour dénoncer la suppression annoncée de nombreuses places d'accueil dans les centres Fedasil du pays.

"Fermer 10 000 places d'accueil, c'est une politique à courte vue", estime notamment le CIRÉ.

"Ce que l'on veut dénoncer, explique sa porte-parole, Malou Gay, c'est le ras-le-bol, car, tous les six mois, on change de plan et on n'a pas de vision à long terme. On est confronté à une politique qui décide sans concertation ni négociation avec le secteur ni les travailleurs. Alors, tous les six mois, nous, travailleurs, nous sommes vraiment touchés par des plans de fermetures, de réouvertures, sans une vision vraiment coordonnée."

"Grand tsunami social"

"Le gouvernement a décidé manière brutale et unilatérale de fermer 10 000 places d'accueil, et ceci va causer un grand tsunami social, dans le sens où 1000 personnes vont perdre leur emploi sur l'ensemble du réseau, a pour sa part commenté Jean-Christophe Vancoppenolle, permanent CSC. Le gouvernement se basant sur les chiffres de ces deux derniers mois estime qu'il y aura beaucoup moins de candidats réfugiés, et donc ils ferment des places d'accueil."

"Cette prévision nous paraît irréaliste, et en tout cas plus qu'optimiste dans le sens où nul ne sait combien de candidats réfugiés arriveront demain."

Le calcul n'est donc pas le bon, juge la CSC, qui estime que tout le travail de création de places d'accueil soit à refaire dans les mois à venir. "Ce n'est pas un risque, c'est une probabilité : l'année passée, on est passé de 1 à 10 du point de vue des demandes, et le risque est grand que l'on recommence. Fermer un centre est facile, en ouvrir un est beaucoup plus compliqué."

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