Accueil des réfugiés: l'Europe retrouve, un peu, l'esprit du jeu collectif

Des centres d'accueil, installés dans les pays situés en première ligne face à l'afflux de demandeurs d'asile, doivent permettre d'identifier, d'enregistrer et de prendre les empreintes digitales des migrants arrivants, avec une aide logistique d'agences de l'UE.
Des centres d'accueil, installés dans les pays situés en première ligne face à l'afflux de demandeurs d'asile, doivent permettre d'identifier, d'enregistrer et de prendre les empreintes digitales des migrants arrivants, avec une aide logistique d'agences de l'UE. - © ELVIS BARUKCIC - AFP

Après les divisions nées autour de la répartition de la charge des réfugiés, les 28 ont retrouvé mercredi un peu le sens du collectif. A l’issue du sommet extraordinaire à Bruxelles, les 28 ont publié une déclaration dans laquelle ils fixent les grandes lignes d’une stratégie commune avec un double objectif : limiter le flux de migrants et de réfugiés. Les 28 veulent agir en Europe mais aussi dans les pays voisins de la Syrie.

En Europe tout d’abord, les Etats membres veulent renforcer le contrôle aux frontières extérieures de l’Union. Et parmi les mesures annoncées, figure la création de "hotspots" chargés d’identifier les personnes susceptibles de bénéficier du statut de réfugié. Des moyens seront aussi libérés pour aider les réfugiés syriens hors Europe.

Charles Michel, Premier ministre, a expliqué à l'issue de la réunion que dans les zones de conflit et dans les pays voisins des zones de conflit comme la Jordanie, le Liban ou la Turquie, "des efforts financiers seront fournis, par exemple par le biais des agences des Nations Unies pour qu’il puisse y avoir une réponse humanitaire et sur le plan de l’aide au développement si c’est possible." Au total les Etats membres devraient libérer un milliard d’euros supplémentaires destinés au programme alimentaire mondial et au Haut Commissariat aux Réfugiés.

Cette enveloppe ira principalement au Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) et au Programme alimentaire mondial (PAM), a confirmé M. Tusk à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles. Reste à savoir si, cette fois, les Européens tiendront leurs engagements. Ils ne l’avaient fait que partiellement lors de précédentes promesses de dons.

Le président du Conseil a, par ailleurs, annoncé que les "hotspots", des centres d'accueil et d'enregistrement des migrants en Italie et en Grèce, seront mis en place "d'ici la fin novembre".

"Nous nous sommes tous mis d'accord sur le fait que les hotspots seront installés d'ici fin novembre", a précisé Donald Tusk.

Pour identifier les migrants dès leur arrivée en Europe

Ces centres d'accueil, installés dans les pays situés en première ligne face à l'afflux de demandeurs d'asile, doivent permettre d'identifier, d'enregistrer et de prendre les empreintes digitales des migrants arrivants, avec une aide logistique d'agences de l'UE.

Des lieux d'accueil existent déjà en Grèce et en Italie, mais ils doivent répondre à un certain nombre de règles de fonctionnement, sous supervision européenne, pour répondre à la définition des "hotspots" voulus par l'UE.

C'est à partir de ces lieux que seront "relocalisés" des réfugiés vers d'autres Etats membres. Et c'est aussi à partir de ces endroits que devront être renvoyés vers leurs pays d'origine ceux qui seront considérés comme des migrants illégaux, sans besoin d'une protection internationale.

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