Le parlement dit oui au Pacte des migrations: "la parole du Premier ministre a été respectée, on va jusqu'au bout"

Le parlement dit oui au Pacte des migrations: "la parole du Premier ministre a été respectée, on va jusqu'au bout"
Le parlement dit oui au Pacte des migrations: "la parole du Premier ministre a été respectée, on va jusqu'au bout" - © ERIC LALMAND - BELGA

Le Parlement a approuvé cet après-midi en commission le pacte de l'ONU sur les migrations. Sans surprise, la majorité est donc divisée suite au refus de la N-VA.

Mais pour Peter De Roover, "il n'est pas question de débrancher la prise du gouvernement". Le chef de file N-VA justifie cela en disant qu'il reste de nombreux dossiers socio-économiques à faire aboutir. Un volte-face de la N-VA? Il déclare ensuite que "c'était un beau débat démocratique mais qui n'a pas de valeur légale".

Ils ont changé d'avis sans raison valable

Du côté du MR, on pointe l'attitude de la N-VA qui a, selon eux, changé de position en cours de route. "Nous avons travaillé pendant deux ans sur ce dossier. Les quatre partis de la majorité ont toujours été d'accord puis, après les élections communales, la N-VA a changé d'avis. Et c'est à ce moment-là que le gouvernement a été mis dans l'embarras. Ils ont changé d'avis sans raison valable" commente David Clarinval, le chef de file libéral avant de conclure que "la parole du Premier ministre a été respectée. On va jusqu'au bout et même jusqu'à des majorités alternatives. Il va donc aller à Marrakech lundi pour dire que le parlement soutient largement ce texte."

Une majorité alternative donc avec l'opposition. Mais sans le PS, qui finalement a choisi de s'abstenir, n'a pas voté pour les amendements. "On ne va pas signer le chèque en blanc au Premier ministre. On soutient totalement ce pacte mais à ce stade nous ne sommes pas rassurés" souligne Ahmed Laaouej, le chef de file socialiste. Une attitude du PS que regrette le cdH. Georges Dallemagne souligne "je regrette que tous les démocrates ne s'accordent pas sur un texte comme celui-là. Je regrette que le PS ait voulu se singulariser, il n'est plus temps de faire des petits jeux politiques".

Pour en revenir à la suédoise, si le Pacte est accepté aujourd'hui par le parlement, la majorité en sort donc déchirée. Pour le député MR, Richard Miller, "c'est la N-VA qui l'a cherché. Elle a tout d'un coup changé d'avis. Il y a maintenant une crise mais qui est le fait de la N-VA". Que va-t-il se passer à présent? Une chose est sûre, la crise n'est pas terminée...

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