Démission de Charles Michel: l'inquiétude des entreprises

"Une crise politique n'est vraiment pas de nature à rassurer les indépendants, les dirigeants d'entreprise et les investisseurs étrangers", estime Pierre-Frédéric Nyst, président de l'UCM.
"Une crise politique n'est vraiment pas de nature à rassurer les indépendants, les dirigeants d'entreprise et les investisseurs étrangers", estime Pierre-Frédéric Nyst, président de l'UCM. - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

La démission de Charles Michel a de quoi inquiéter les PME belges. C'est en tout cas ce qu'affirme Pierre-Frédéric Nyst, président de l'UCM, l'Union des Classes moyennes. "C'est regrettable, explique-t-il. Une crise politique n'est vraiment pas de nature à rassurer les indépendants, les dirigeants d'entreprise et les investisseurs étrangers. C'est donc vraiment problématique."

Pour le président de l'association, il faut que "des dossiers avancent." Et pour cause, de nombreux dossiers restent à finaliser : jobsdeal, nouveau Code des sociétés, pensions des métiers pénibles, etc. C'est la raison pour l'UCM ira plaider auprès du groupe des 10, le rassemblement des syndicats, pour maintenir la concertation sociale. "Il faudra sans doute mettre un peu d’eau dans son vin, ça, c’est possible, mais il faut vraiment donner cette image de continuer toute une série de travaux de concertation", affirme-t-il.

Soyons un peu optimistes!

Pierre-Frédéric Nyst regrette une "occasion manquée", alors que certains dossiers allaient être abordés avec le gouvernement. "Mais nous sommes maintenant tous dans l’obligation de retrousser nos manches et il faut que les partenaires sociaux traversent cette crise, explique-t-il. Je pense que nous devons donner un signal très clair, qui est de continuer le dialogue et de continuer à avancer sur des dossiers, même si ça sera peut-être un peu virtuel et qu’il faudra plus tard un gouvernement qui pourrait toujours valider les décisions des partenaires sociaux."

La relation entre patrons et syndicats est tendue pour le moment. Un accord professionnel se profile, mais le gouvernement n'est plus là pour se substituer aux partenaires sociaux en cas de problème. Alors l'accord professionnel est-il mal embarqué ? "Soyons un peu optimistes !", réplique Pierre-Frédéric Nyst. Les négociations sur l’AIP et sur la norme salariale n’ont pas vraiment commencé : il faudra attendre le 15 janvier le rapport définitif du Conseil central de l’économie.

"Nous sommes vraiment sur la ligne de départ et on verra ce qui sortira, précise le président de l'UCM. Il est évident que nous allons peut-être devoir être un peu imaginatifs en Belgique. Soyons Belges finalement, c’est-à-dire soyons pragmatiques et trouvons des solutions !" Il va en tout cas falloir beaucoup d'imagination pour sortir de cette situation compliquée.

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