Crise politique: la N-VA seule contre tous?

Alors que ce mardi, l'agitation était à son comble au sein du gouvernement fédéral, en crise à cause du pacte migratoire de l'ONU que refuse de signer la N-VA, le silence radio qui régnait ce matin au siège du parti en dit long...

Le parti nationaliste semble plus que jamais isolé. Hier soir, une réunion de crise s'est tenue mais personne n'a souhaité s'exprimer à la sortie. Aujourd'hui, la presse flamande n'y va pas de main morte. Le Tijd titre "le Premier ministre Michel met la N-VA devant le fait accompli" alors que Het Laatste Nieuws écrit "De Wever est dos au mur".

"La presse flamande regarde la N-VA comme le plus grand parti de ce gouvernement" dit Ivan De Vadder, journaliste politique à la VRT. "Elle se demande si le parti n'est pas allé se frotter trop près du Vlaams Belang" suite à la campagne publiée hier puis rapidement retirée par le parti de Bart De Wever. Aucun titre de presse n'est tendre avec ce parti aujourd'hui. "Bart De Wever est-il trop occupé par ce qu'il se passe à Anvers? On ne le sait pas mais j'ai l'impression que la N-VA est devenu un trop grand parti pour être géré par une seule personne" précise Ivan De Vadder.

Le patronat flamand inquiet

Mais au-delà de la presse au nord du pays, les organisations patronales flamandes commentent cette situation. "Ces derniers jours, on a eu pas mal de contacts avec nos entrepreneurs. Les entreprises flamandes veulent que cessent ces incertitudes autour de la situation politique. Parce qu'un gouvernement en crise et qui chute, cela peut apporter de l'instabilité socio-économique" dit Hans Maertens du Voka. Et l'Unizo semble même lancer un appel... "Ce gouvernement ne peut pas chuter pour cela. On a des gouvernement qui sont tombés à cause des Fourons, de livraison d'armes, ou de BHV. S'il vous plait, que Marrakech ne s'ajoute pas à la liste" commente Danny Van Assche.

Et même du côté politique, le député flamand Eric Van Rompuy a fait part de son ras-le-bol et de celui de son parti sur nos antennes dans Matin Première. "J'en ai marre de la N-VA. Cela dure depuis trois ans, ce n'est pas neuf. Mais, Kris Peeters, Wouter Beke, dans notre parti, ils en ont marre du chantage de Francken et des jeux stratégiques de De Wever car il ne tient plus compte des autres partis de la majorité. Cela ne nous surprend pas en fait parce que c'est la conséquence de sa stratégie" et ajoute "il y a deux ans, il nous a traité de parti des musulmans. On n'a pas oublié tout ça".

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