Climat: le Japon promet 10 milliards d'euros supplémentaires aux pays en développement

Le Japon entend promouvoir auprès des pays en développement ses technologies et infrastructures économes en énergie, tels que systèmes ferroviaires et centrales électriques.
2 images
Le Japon entend promouvoir auprès des pays en développement ses technologies et infrastructures économes en énergie, tels que systèmes ferroviaires et centrales électriques. - © KAZUHIRO NOGI - AFP

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a annoncé jeudi que le Japon s'engageait à verser la somme supplémentaire d'environ 10 milliards d'euros en 2020 pour la mise en oeuvre de politiques de lutte contre le réchauffement climatique dans les pays en développement.

Le dirigeant dévoilera les détails de cette aide à l'occasion de la conférence de l'ONU sur le climat (COP21) qui débutera dès dimanche, un jour plus tôt que prévu, au parc des expositions du Bourget, au nord de Paris.

Promouvoir les développements

Ces 1300 milliards de yens (10 milliards d'euros) s'ajoutent aux quelque 2000 milliards déjà accordés au total par le Japon dans le même cadre en 2013 et 2014.

Des responsables japonais ont précisé au cours d'un point de presse jeudi que cette somme faisait partie d'un engagement pris par les pays développés à l'occasion de la COP15 à Copenhague en 2009 d'engager 100 milliards de dollars (94 milliards d'euros) d'ici 2020 pour financer les besoins de pays en développement.

Le Japon entend promouvoir auprès des pays en développement ses technologies et infrastructures économes en énergie, tels que systèmes ferroviaires et centrales électriques.

"Nous attachons une grande importance à la participation de l'ensemble des nations pour convenir d'un nouveau cadre international", a déclaré M. Abe lors d'une réunion sur le sujet avec des membres de son cabinet.

COP21 extrêmement important

Selon le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga, "la COP21 sera un rendez-vous extrêmement important pour sceller un accord contre le réchauffement climatique" amené à prendre en 2020 le relais du protocole de Kyoto, qui ne concerne plus que 15% des émissions mondiales (les Etats-Unis ne l'ont pas ratifié, les pays émergents ne sont pas concernés).

Plus de 150 chefs d'Etat et de gouvernement sont attendus lundi pour la cérémonie d'ouverture officielle, une situation inédite qui confirme la prise de conscience au plus haut niveau des enjeux liés au dérèglement climatique.

La COP21, qui doit s'achever le 11 décembre, vise un accord pour limiter à 2°C le réchauffement climatique et la mise en place d'un mécanisme pour s'assurer que les Etats respectent leurs objectifs.