Voile, neutralité, laïcité : l’impossible débat

Cette histoire pendait au nez de la classe politique belge francophone, essentiellement bruxelloise. La marmite a commencé à bouillir, lorsque le tribunal du travail a condamné la STIB, début mai, pour discrimination. Et l’explosion a eu lieu lorsque l’éventualité que la STIB n’aille pas en appel de la décision est apparue. Avant la décision de la société bruxelloise de transports publics, plusieurs partis comme Défi, membre de la majorité à Bruxelles, ou le MR dans l’opposition, appelaient la STIB à se défendre dans ce dossier. Dans le même temps, Ecolo, par le biais de sa coprésidente Rajae Maouane, le PTB ou certains membres du PS, étaient satisfaits de cette décision judiciaire et encourageaient la STIB à l’accepter. Et comme on pouvait s’y attendre, cette semaine n’a été que bruit et fureur.

Pourquoi est-il impossible de simplement débattre de ces thématiques sans invective ? Pourquoi le PS est-il, à l’heure où ces lignes sont rédigées, silencieux dans toutes les langues ? Quels sont les enjeux autour de ces questions ? Et puis, de quoi parle-t-on précisément ? Pour répondre à ces questions, la chercheuse du CRISP Caroline Sägesser viendra livrer son analyse.

Pourquoi la classe politique bruxelloise a-t-elle été incapable de mettre le débat sur la place publique ? Car depuis 2015, et la condamnation d’Actiris pour une affaire relativement similaire, il était évident que d’autres affaires du même type allaient survenir. L’ancien patron d’Actiris expliquera ce qu’il s’est passé en 2015, comment et pourquoi la décision de ne pas aller en appel a été prise.

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