"The Homesman", le western selon Tommy Lee Jones

L'affiche de "The Homesman"
L'affiche de "The Homesman" - © Tous droits réservés

A 67 ans, c’est une des "gueules" de Hollywood: l’acteur Tommy Lee Jones revient derrière la caméra pour réaliser "The Homesman". Le film faisait partie de la compétition cannoise, il est reparti bredouille… Mais cela n’enlève rien à ses réelles qualités.

The Homesman

"The Homesman", littéralement cela signifie "Le rapatrieur", "L'homme qui ramène à la maison"... Dans ce western, Tommy Lee Jones incarne George Briggs, un vieux renégat qui s'apprête à être pendu... Il est sauvé in extremis de la corde par une vieille fille, Mary Bee Cuddy, campée par Hilary Swank. Mais Mary Bee ne l'a pas sauvé pour la beauté du geste: elle demande à George Briggs de l'accompagner dans une mission délicate. Trois jeunes femmes de son village sont devenues folles, leurs maris respectifs sont incapables de s'en occuper, et Mary Bee a accepté de les ramener dans leurs familles originelles. Pour ce faire, elle doit accomplir tout un périple à travers l'Iowa... Voilà donc la vieille fille et le vieux cow-boy qui font équipe pour cette longue traversée.

Le jury du festival de Cannes a snobé "The Homesman". Un western trop classique à son goût ? C’est ignorer certains aspects très originaux du film de Tommy Lee Jones, à commencer par la place des femmes dans son récit : Mary Bee Cuddy est tout sauf une potiche, et l’alchimie entre Hilary Swank et l’acteur/réalisateur crève l’écran. Après "True grit" des frères Coen, Tommy Lee Jones montre avec "The Homesman" qu’il y a moyen de revisiter le genre du western avec talent et charisme.

 

 

Sous les jupes des filles

D’Audrey Dana, on gardait un bon souvenir dans "Roman de gare" de Claude Lelouch et dans "Welcome" de Philippe Lioret. Las ! L’actrice française a voulu écrire et réaliser une comédie de mœurs, "Sous les jupes des fille ", portraits croisés de femmes d’aujourd’hui. Elle a réuni un casting très "people" : Laetitia Casta, Vanessa Paradis, Isabelle Adjani, Alice Taglioni, Audrey Fleurot…

Est-ce parce que Dana a souffert d’une rupture amoureuse ? Toujours est-il que tous les hommes de son film, ou presque, sont veules, lâches, pitoyables, ridicules. Et les femmes ? Hystériques, capricieuses, mesquines… Ce jeu de massacre pourrait être amusant s’il était bien écrit et/ou bien réalisé. Il n’en est rien : "Sous les jupes des filles" est une mauvaise sitcom, avec une seule constante : une vulgarité – des dialogues, des situations – terrifiante. Pas besoin d’attendre la fin de l’année pour savoir qu’on tient là un des grands navets de 2014.

Starred up

Eric, jeune délinquant de 19 ans, aboutit en prison après avoir écumé plusieurs maisons de redressement. Dans cet univers d’adultes, il retrouve son père, prisonnier de longue date. Les retrouvailles ne seront pas tendres : Eric a nourri au fil des ans une rage inextinguible. L’assistant social de la prison va tenter de canaliser cette rage, mais ses visions pacifistes ne sont pas partagées par certains directeurs de la prison.

La prison est-elle criminogène ? Cette question était déjà posée en filigrane dans le film "Un prophète" de Jacques Audiard. Le réalisateur britannique David Mackenzie la repose dans "Starred up", film tendu, nerveux, coupant comme un rasoir. La vieille formule "Ames sensibles s’abstenir" s’impose. Par contre, les cinéphiles curieux ne seront pas déçus.

 

RTBF

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