Sentiments et états d'âme à l'ère numérique

Sentiments et états d'âme à l'ère numérique
2 images
Sentiments et états d'âme à l'ère numérique - © Tous droits réservés

L'actualité des médias et des nouvelles technologies avec Alain Gerlache.

Qu’est-ce qui attire l’attention des hommes et des femmes dans les profils sur internet ? En cette Saint-Valentin, c’est la question du jour.

L’étude a été menée par AnswerLab, une boite de communication spécialisée dans les plateformes numériques. Ce n’est pas un sondage classique où les personnes interrogées déclarent leurs préférences. L’enquête a été conduite à l’aide d’un dispositif qui enregistre les mouvements des yeux et les zones de l’écran où se pose le regard. 18 femmes et 21 hommes y ont pris part, ce qui pour ce genre de test donne déjà des indications. Et les tendances sont claires.

Lorsqu’ils surfent sur les réseaux sociaux ou les sites de rencontre, les hommes concentrent leur attention sur la photo du profil. Ils y consacrent 5 secondes, c’est deux de plus que les femmes. Et pourtant, les femmes s’attardent en moyenne plus longtemps sur une page qui retient leur attention : 84 secondes. Les hommes ne s’arrêtent que 58 secondes sur une page avant de passer au profil suivant. Cette différence provient du fait que les femmes prennent le temps de lire la description de la personnalité de leur partenaire potentiel. Les hommes n’y accordent que beaucoup moins d’importance.

Pour une surprise, c’est une surprise !

Plus sérieusement, pour ceux qui se sentent seuls, les nouvelles technologies peuvent apporter un filet de sécurité.

Oui. Inutile de redire que le téléphone intelligent sait beaucoup de choses au sujet de son propriétaire : les appels qu’il donne et reçoit, les messages qu’il envoie et réceptionne et même où il se trouve et s’il se déplace. On connait les problèmes de protection de la vie privée que ça pose.

Mais ça peut aussi être très utile, notamment pour les personnes dépressives. C’est le problème que rencontrent les thérapeutes : identifier les moments où leurs patients en difficulté sombrent dans l’isolement et s’enfoncent dans la dépression.

Des chercheurs de NorthWestern University ont lancé le projet Mobilyze qui permettrait d’utiliser le téléphone multimédia comme outil de prévention. C’est ce qu’annonce le Journal Of Medical Internet Research, un site collaboratif spécialisé dans les questions de santé à l’ère numérique.

Concrètement, le téléphone surveillerait les interactions et les déplacements des personnes à risques, avec leur accord bien sûr. Ces informations seraient analysées et transmises à des services de surveillance. Le téléphone pourrait même être programmé pour réagir lorsqu’une trop longue période d’isolement est détectée. Par exemple en envoyant un message encouragent la personne à sortir de chez elle ou à entrer en contact avec des proches. C’est toujours en phase de test, mais les chercheurs ont bon espoir de mettre rapidement au point cette application.

Alain Gerlache

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK