Révolutionnons l'indexation !

Décal'Eco, la chronique de Michel Visart
Décal'Eco, la chronique de Michel Visart - © RTBF

Le moins qu’on puisse écrire est que Luc Coene a mis les pieds dans le plat d’un consensus social déjà fragile. Et comme le dirait nos amis du Soir, le gouverneur de la Banque Nationale est un briseur de tabou celui du "pas touche à l’index". Hé bien d’accord, réformons l’indexation de la cave au grenier !

Commençons au sommet de l’Etat. Vous avez vu la triste mine de notre Premier cette semaine ? Oh, la, la… gris de la tête (enfin juste en-dessous du casque capillaire noir geai 100 % naturel) aux pieds. Position au-dessus de la mêlée oblige, Elio a abandonné son nœud pap’ rouge vif mais de là à choisir la version gris souris, il y avait un fossé à ne pas franchir. Indexons en couleur le nœud pap’ d’Elio !

Profitons-en pour nous occuper des prévisionnistes du Bureau du Plan ou de la Banque Nationale. Imaginez un peu ces spécialistes en bureau, enfermés 24h sur 24 devant des écrans d’ordinateur bourrés de chiffres peu réjouissants. Ils me font penser aux niphargus, ces petits lézards blanchâtres qui vivent dans les grottes et qui ont perdu leurs yeux à force d’être dans le noir. Libérons ces pauvres fonctionnaires pour qu’ils nous livrent des prévisions plus optimistes. Et pour qu’ils aient accès à la lumière, indexons leurs fenêtres !

Les grands froids sont derrières nous, la RTBF n’est plus obligée de jouer au livreur de mazout pour aider les plus démunis, la température est plus douce, mais quelle déprime que ce ciel plombé et cette pluie qui s’infiltre jusque dans les replis de notre moral déjà en berne. Arrêtons ce massacre ! Appelons Denis Collard et Caroline Dossogne à la rescousse. Tous ensemble, indexons le soleil ! Et tant que nous y sommes avec les énergies naturelles, indexons aussi le vent !

La Saint-Valentin, c’est terminé. Bon d’accord, le côté marketing du 14 février est horripilant, mais avouez que parler d’amour, le déclarer et le faire, c’est quand même pas mal. Pourquoi ne pas instaurer dès aujourd’hui une fête de l’amour tous les 14 mois du mois? Une bonne dose d’amour et de tendresse en plus ne fera de tort à personne. Indexons donc la Saint-Valentin.

Et tant que nous y sommes, ne nous arrêtons pas en si bon chemin. Voyons grand ! Supprimons définitivement le produit intérieur brut  sordide, mercantile et injuste. Remplaçons-le par le Potentiel Intense du Bonheur. Tous ensemble, indexons le bonheur !

Michel Visart

* Décal’éco, une regard décalé sur l’économie, une petite bouffée d’oxygène dans ce monde de brutes et tant pis si ce n’est pas toujours politiquement correct !