Recul des droits des femmes: les associations se mobilisent en vue des négociations gouvernementales

Recul des droits des femmes: les associations se mobilisent en vue des négociations gouvernementales
Recul des droits des femmes: les associations se mobilisent en vue des négociations gouvernementales - © Tous droits réservés

Les associations de femmes en Belgique se mobilisent pour se faire entendre dans le cadre des négociations pour des futures majorités gouvernementales alors qu’on note un recul des droits des femmes dans le monde.

Les mouvements comme #metoo ont remis à la une la question des agressions et violences sexuelles subies au quotidien par les femmes dans leur vie professionnelle. Pour autant, force est de constater la puissance des forces conservatrices et populistes, voire des reculs en ce qui concerne la reconnaissance des droits sexuels et reproductifs des femmes cette année que ce soit aux Etats-Unis (sur la question de l'avortement) ou en Argentine. Reste que luttes antiféministes ne sont pas l’apanage des populistes, Les mouvements antiféministes ont toujours été là et n’ont pas attendu la prise de pouvoir par des gouvernements populistes pour exister et agir. Mais avec la montée de ceux-ci dans le monde, l’antiféminisme est presque devenu un cri de ralliement du patriarcat que ce soit au Brésil en Italie ou chez nous avec le Vlaams Belang. Les élus du Vlaams Belang ont régulièrement déposé des propositions de loi visant à re-criminaliser l’IVG (la dernière fois en 2011).  Le Vlaams Belang présente un passif violemment anti féministe.  Les féministes sont insultées, tournées en ridicule, violentées dans la communication du parti car elles représentent la fin de la civilisation européennes et des valeurs nationales par leur défense d’une société multiculturelle et de l’émancipation des femmes. 

 

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Un anti-féminisme qui n’a pas disparu

Schild and Vrienden, dont le fondateur est maintenant élu du Vlaams Belang, considère que la famille traditionnelle est menacée par la théorie du genre, les mouvements LGBT et les féministes. Des étudiantes qui avaient organisé une grève à l’occasion du 8 mars 2018 à l’Université de Gand s’étaient plaintes d’avoir été harcelées par des membres de ce groupe. Le Vlaams Belang, bien qu’ayant respecté la règle de la parité sur ses listes électorales, l’a remise en cause juste après les élections. Deux des femmes élues ont " cédé " leur poste à des hommes. Ce qui est encore plus interpellant, c’est qu’aujourd’hui l’extrême droite influence les partis conservateurs et plus largement les débats de société, en diffusant leurs discours de haine et d’exclusion en matière de droits des femmes et de droits des minorités.

Une série de revendications sur les droits des femmes pour la table des négociations

A un moment où le politique reparle du rapprochement avec la société civile, les associations de femmes proposent 20 mesures concrètes à intégrer dans les négociations des accords de gouvernement. Lutte contre les violences envers les femmes, pension et sécurité sociale, régularisation des femmes sans titre de séjour, logement, politique familiale ou encore la lutte contre le racisme: les " incontournables " concernent différents niveaux de pouvoir, du fédéral aux régions en passant par la Fédération Wallonie-Bruxelles.  Plus que jamais, la question des droits des femmes se pose comme indicateur majeur du bon état de santé d’une démocratie, censée répondre aux besoins de toutes et de tous. D’autant que ces droits mis sur la table par les associations, sont garantis pour certains, par des conventions internationales déjà ratifiées par la Belgique.

@safiakessas

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