Quel effet les jeux vidéo violents ont-ils sur le fonctionnement du cerveau ?

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illustration - © RTBF

Les jeux vidéo violents sont-ils dangereux ? Le débat n’en finit pas de rebondir à coup d’études qui confortent les adversaires et les défenseurs de ces jeux. L'actualité des médias et des nouvelles technologies avec Alain Gerlache.


Oui, mais cette fois, l’enquête conduite par l’Ecole de Médecine de l’Université d’Indiana aux Etats-Unis pourrait bien faire évoluer une controverse qui tourne un peu en rond. A l’aide de scanners et de divers tests, les chercheurs ont étudié l’impact des jeux violents sur le cerveau de jeunes adultes masculins âgés de 18 à 29 ans. Ils ont été répartis en deux groupes. Pendant une semaine, une moitié d’entre eux a passé 10 heures par jour avec sa console à la main. La semaine suivante, repos, pas de jeux. L’autre moitié n’a pas joué du tout.

A l’issue de la première semaine, les résultats du groupe des joueurs montraient un recul de l’activité du cerveau dans les zones qui contrôlent les émotions et l’agressivité. Concrètement, cela signifie que les jeunes soumis aux jeux vidéo violents contrôlaient moins leurs réactions émotionnelles et agressives qu’avant les tests. Même constat en comparaison avec le groupe de référence des non-joueurs. C’est la première fois qu’une étude indique de façon scientifique que le jeu vidéo violent à un effet sur le fonctionnement du cerveau.

Et donc potentiellement aussi sur le comportement des joueurs.

Oui. Mais cet effet n’est pas irréversible. A l’issue de la deuxième semaine, celle où personnes n’avaient joué, les mesures indiquaient un retour vers des valeurs habituelles. Mais pas totalement, sans qu’on puisse établir combien de temps serait nécessaire pour effacer entièrement l’impact d’une période de gaming intensif.

A noter que cette étude universitaire a été commandée et financée par l’Association américaine pour une parentalité réussie qui plaide pour une réduction de la place des médias et des jeux vidéo dans la vie des enfants.

Quant aux chercheurs de l’Université d’Indiana, ils souhaitent pouvoir poursuivre l’expérience pour mesurer l’impact à long terme. En attendant, ils attirent l’attention sur le fait que l’effet des jeux violents sur le fonctionnement du cerveau est à présent établi. Et ils recommandent à chacun d’en tenir compte dans le choix de ses activités de loisirs.

Et pour terminer, cette initiative dans le cadre de la journée de lutte contre le SIDA.

Oui, différentes associations ont lancé le plus grand patchwork numérique du monde. Tous ceux qui veulent témoigner de leur engagement et contribuer sont invités à créer leur petit carré avec leur photo ou un motif de leur choix et de l’insérer dans le patchwork mondial. C’est très facile. L’objectif c’est d’enrayer la transmission mère-enfant pour arriver en 2015 à une génération où aucun nouveau-né ne sera porteur du virus. Tous les renseignements sur http://www.2015quilt.com/ ou via les réseaux sociaux.

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