PSC, cdH, "Il fera beau demain" : le centre a-t-il encore un avenir politique ?

C’est l’histoire d’une résurrection, après une renaissance. Celle-ci survient il y a 19 ans, quasi-jour pour jour, quand le PSC devient cdH. La résurrection, elle, est prévue pour le début de l’année 2022, quand le cdH laissera la place à une autre proposition politique. C’est le pari de Maxime Prévot, le président du parti humaniste.

Cette évolution, elle est nécessaire, à tout le moins d’un point de vue arithmétique. Il y a 20 ans, le PSC était mis dans l’opposition pour la première depuis la Seconde guerre mondiale, lui, le parti pivot par excellence, suivant ainsi quand le grand frère flamand, le CVP, qui avait pourtant l’habitude de truster les postes de Premier ministre. Il fallait remonter à 1985 pour retrouver trace d’un parti social-chrétien qui progresse dans les urnes. Depuis, ce n’était que baisse – légère mais continue – avant l’effondrement en 2019, avec, plus que 5 sièges à la Chambre des représentants et une représentation à Bruxelles en danger de passer sous le seuil des 5%. Il fallait réagir, raison pour laquelle Maxime Prévot a lancé début 2020 le processus de refondation "Il fera beau demain" : un mouvement "positif", qui doit "co-construire" l’avenir du centrisme en Belgique francophone.

Pour en parler, nous accueillons cette semaine Laurent De Briey. Professeur de philosophie à l’Université de Namur, il a travaillé, dans de multiples fonctions, au sein du cdH depuis une quinzaine d’années. Aujourd’hui, il est le pilote du processus de refondation du parti centriste. Auteur d’un livre sur l’humanisme démocratique, fondateur du mouvement politique E-change, Laurent De Briey est la personnalité centrale dans cette tentative de redéploiement du cdH.

Comment se renouveler et pour faire quoi ? Laurent De Briey nous explique que "le cdH va passer le relais à un nouveau mouvement politique" grâce à un projet qui se fera en dialogue avec les citoyens, là où la transformation du PSC en cdH venait du "haut vers le bas". La volonté est de rester centriste, "pour dépasser le choc des contraires, évitez que les extrêmes se bloquent mutuellement" et reconstruire un pacte social pour retrouver un "meilleur équilibre".

Vaste projet alors que ce sont justement les extrêmes qui progressent et attirent différents corps électoraux. Le cdH y croit, malgré un processus de refondation qui a pris du retard à cause du coronavirus. Rendez-vous au mois de septembre pour la reprise d'"il fera beau demain", avant la clôture des travaux début 2022 et la présentation du nouveau projet, et du nouveau nom, à choisir parmi une liste de 25 propositions déjà établie…

 

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