PS, CDH: l'école pour se rassurer

Philippe Walkowiak
Philippe Walkowiak - © RTBF

Rentrée pour le PS et le CDH sur fond de réseaux scolaires. Un retour aux fondamentaux pour se rassurer à l'ouverture de la campagne électorale des communales.

C’est sans doute le propre des campagnes électorales : se recentrer sur ses fondamentaux. Et ce d’autant plus que c’est la crise et que l’incertitude prévaut tant au niveau économique que politique.

Le PS défend donc l’enseignement officiel, le CDH l’école libre (catholique, même si le mot n’est jamais employé), la N-VA fait du anti-Di Rupo, on a entendu le MR parler  des indépendants et pour sûr, l’université d’Ecolo qui commence mercredi soir fera la part belle à la défense de la nature et dira beaucoup de mal du nucléaire (ça tombe bien, c’est dans l’actu de la semaine). Le tout le plus souvent saupoudré d’arguments sur la sécurité.

Aucun de ses sujets n’est du ressort exclusif des communes (pour rappel, on vote dans 48 jours pour élire des conseillers communaux) mais ça fait toujours du bien de se rassurer et de rassurer ses militants.

Le président du CDH, Benoît Lutgen demande que l’on finance mieux les bâtiments scolaires du libre, trois jours après que le patron du SEGEC[1] (lui-même ancien directeur du centre d’études du PSC) ait fait de même. Sans rompre la solidarité gouvernementale, le président du CDH a aussi pris ses distances avec le décret inscriptions qui agite essentiellement l’enseignement catholique. Pour rappel, en Communauté Française, environ un enfant sur deux poursuit sa scolarité du secondaire dans le libre catholique, un fameux vivier électoral !

Benoît Lutgen connaît très bien la base de l’ex-PSC, il est souvent aux contacts des militants. Il sait donc très bien ce que ceux-ci attendent et veulent entendre. Pour lui, ce scrutin communal constituera son premier test électoral. A ne pas rater.

La situation est un peu similaire pour Thierry Giet, même si celui-ci n’est que président a.i ff. du PS. Le Parti Socialiste a rappelé que le scrutin communal n’avait pas pour but d’évaluer la politique de " son " Premier Ministre. L’enjeu doit rester local, comme pour les 350.000 élèves de l’enseignement communal et provincial.

Au début d’une campagne électorale, il convient d’abord de conforter sa base, de rassurer les siens avant de partir à la conquête toujours aléatoire de nouveaux électeurs. Même si chacun trouvera dans tel ou tel résultat, l’occasion de se réjouir et d’être persuadé d’avoir fait le bon choix.

Philippe Walkowiak

[1] Secrétariat Général de l’Enseignement Catholique

 

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