Premier mai

Premier mai - La chronique de Bertrand Henne
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Premier, mais…

Première chose d’abord, constater qu’il reste en Belgique francophone un moment politique marquant, marquant dans les médias, dans le débat public, marquant dans la vie des partis aussi. Ca nous parait évident mais ça ne l’est pas, en Flandre la fête du travail n’est plus un moment politique majeur, comme dans beaucoup d’autres pays d’Europe d’ailleurs. La Belgique francophone est plutôt une exception.

LA DETENTE APRES LA GUERRE FROIDE

Oui allons y…Contexte globalement de détente, pas d'invective après les dernières semaines tendues.

Le MR, porté par les sondages voulait jouer le côté force tranquille, idée globale " on avance, parfois seul contre tous, malgré les quolibets lancé par la CSC, et pas besoin de taper sur la concurrence ". Olivier Chastel a même plutôt fait le contraire, en proposant le soutient des libéraux à ceux qui veulent mener des politique libérales. (On est bien le premier mai donc !)

Duel PS-PTB

Le PS, connait l’aventure inverse, les sondages sont mauvais, mais le calcul est le même, se la jouer force tranquille par rapport ici au PTB.

Exemple Paul Magnette, ministre président wallon qui prévient je le cite " il faudra 2, 3 voire 4 premiers mai pour recréer une majorité sociale qui se traduira peut-être en majorité politique " et dénoncer un PTB populiste…Jean Claude Marcourt lui a carrément parlé de PS Bashing de la droite et du PTB…

Enfin Elio di Rupo, a lui martelé son message à savoir, depuis le départ du PS rien ne va plus, pour le modèle social belge…

Enfin le PTB qui a marqué ce premier mai avec sa proposition des 30h semaines avait déjà atteint ses objectifs, il a marqué le débat public, et puis il a réuni près de 1000 militants à Liège, manifestement plus que le PS même si aucun comptage neutre et officiel n’est véritablement disponible.

Division syndicale

Oui c'est peut-être là qu'il s'est passé véritablement le plus de choses. La CSC, pas vraiment toujours très visible le premier mai a cette fois-ci marqué avec sa visite à Jodoigne chez les libéraux. La FGTB a dû se défendre dans la polémique autour du voyage à cuba de certains de ses affiliés. La FGTB qui, avec Francis Gomez, patron de la FGTB Huy Waremme, était présente tant chez les communistes PTB que chez les socialistes du PS. Enfin, Marc Goblet secrétaire général s'en est pris durement au réformisme de la CSC accusée de faire le jeu du CD&V. Discours très dur, alors que dans les faits, la FGTB se rallie plutôt à la CSC en refusant une grève générale.

Que retenir de cette photographie politique? Une gauche qui étale ses divisions, un MR en lévitation. Le premier mai marche sur la tête.

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