Pourquoi la N-VA s'acharne-t-elle sur Charles Michel ?

Pourquoi la N-VA s'acharne-t-elle sur Charles Michel ?
Pourquoi la N-VA s'acharne-t-elle sur Charles Michel ? - © Tous droits réservés

Le Premier ministre Charles Michel se retrouve une nouvelle fois en difficulté, une nouvelle fois à cause de la N-VA. A croire que la N-VA cherche à l’affaiblir dans l’opinion francophone. On parle donc du "pacte de Marrakech sur les migrations" négocié sous l’égide de l’ONU qui doit être signé le 10 décembre prochain. Tous les pays, sauf les Etats-Unis ont négocié...afin de s’engager à mieux coopérer pour réduire le chaos de la migration irrégulière. C’est un "guide des bonnes pratiques et un catalogue de solutions". Le Premier ministre s’est engagé à le signer au nom de la Belgique. Mais donc voilà que Theo Francken, au nom de la N-VA, annonce qu’il refusera cette signature. Il avance ses arguments, le texte empêcherait de mener la politique stricte souhaitée par la N-VA.

Des critiques multiples

Et en effet, il y a débat. Le consensus très large des 192 pays s’est fissuré à partir du moment où la Hongrie de Viktor Orban, l’Autriche de Sebastian Kurz l’ont refusé. D’autres pays comme le Royaume-Uni ou l’Australie ont encore des réserves. Assez logiquement, la N-VA, qui prend comme modèle la politique migratoire de pays comme l'Australie ou l’Autriche, est donc elle aussi devenue réticente. Mais le problème, c’est que ce recul tardif met le Premier ministre en défaut face à l’opinion et sur la scène internationale.

Car en déposant un veto, Theo Francken, secrétaire d’Etat, n’a une nouvelle fois eu aucune considération pour Charles Michel, Premier ministre. C’était tellement déshonorant que la N-VA a dû rétropédaler. Jan Jambon assurait qu’il n’y avait pas de veto. En tous cas, pas encore. Des critiques oui, mais pas de veto.

L’affaire n’est pas encore pliée

Non, Charles Michel va peut-être réussir à faire rentrer la N-VA dans le rang à coups de notes interprétatives ou que sais-je encore. Peut-être pas. Mais cet énième épisode démontre une nouvelle fois comment cette communication de rupture, qui permet à la N-VA de continuer à se présenter comme un parti différent, met le Premier ministre en difficulté dans son propre camp. Cela en devient presque de l’acharnement. Or pourquoi s’acharner? Sauf révolution dans les urnes dans 6 mois, il est très peu probable que la N-VA puisse se passer du MR pour faire aboutir ses projets. Mais visiblement, elle considère qu’elle peut se passer de Charles Michel et continuer sa route avec un autre Premier ministre du MR, du CD&V ou même de la N-VA. En tous cas, si elle tient à Charles Michel, la N-VA le cache vraiment bien.

 

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