N-VA – CD&V: 1-0

La pression était trop forte. La N-VA a eu la peau de Steven Vanackere. Le ministre des Finances est tombé sous les coups de butoir nationalistes liés à l’affaire Belfius-ACW. Retour sur une charge soldée par une chute.

14 février 2013. Le jour de la Saint-Valentin. La N-VA accuse le MOC et surtout son équivalent flamand, l’ACW, de fraude fiscale commise avec les parts bénéficiaires de Belfius. Le parti n’y va pas de main morte : "Faux en écritures, conflit d’intérêts et abus de biens sociaux". Il demande la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire. A ce stade-là, l’affaire ne rebondit pas jusqu’au ministre des Finances.

Jeudi dernier, le ministre des Finances est interpellé à la Chambre sur cette affaire Belfius–ACW. Il nie avoir été au courant de l’accord conclu entre Belfius et l’ACW ainsi que le MOC. Le lendemain, la Commission des Finances entend Jos Clijsters, le CEO de Belfius et Alfred Bouckaert, le président de son conseil d’administration. Ils soulignent également tous les deux que Steven Vanackere n’est intervenu à aucun moment dans les négociations avec l’ACW.

Toujours rien de catastrophique. Jusqu’à ce que le quotidien De Morgen révèle qu’un administrateur de Belfius avait travaillé en son temps au cabinet de Vanackere. D’où la perception que le ministre ne pouvait pas ignorer le deal secret entre l’ACW et Belfius. La communication de Steven Vanackere vacille. Il s’emmêle les pinceaux. Dimanche, au 7de Dag il est sur la défensive : "Devriendt (ndlr. l’administrateur de Belfius) n’est pas membre de mon cabinet". Puis ce lundi, ce discours : "Wouter Devriendt était en réalité membre du cabinet de Didier Reynders, et a été détaché au cabinet Vanackere pour accompagner le deal autour de Dexia".

Ouille, ouille, ouille…  La communication peut tuer un homme. Les attaques de la N-VA ont été plus solides que le CD&V.

Johanne Montay

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