Prenez un congé sabbatique… de Facebook.

MediaTIC: Prenez un congé sabbatique… de Facebook.
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MediaTIC: Prenez un congé sabbatique… de Facebook. - © Tous droits réservés

Pendant cette semaine de congé, beaucoup de parents vont sans doute se dire que leurs adolescents passent vraiment trop de temps sur Facebook. Et il y en a qui ne manquent pas d’imagination pour les en dissuader.

Oui. Paul Baier, un consultant de Boston, a expliqué sur son blog comment il s’y est pris avec sa fille de 14 ans. Elle était très déçue de ne pas trouver assez d’occasions de gagner un peu d’argent en faisant du babysitting. Et un jour, elle lui a lancé : "Et si j’arrête d’aller sur Facebook, est-ce que tu serais prêt à me payer pour ça?".

Et il l’a prise au mot.

Oui. En homme d’affaire expérimenté, il a donc rédigé un " Contrat de Désactivation de Facebook " et il l’a soumis à sa fille. C’est contrat-type qu’il suffit de compléter. Le document figure sur son blog. Vous pourrez donc vous en inspirer.

C’est très court : "Je soussignée Untel, marque mon accord pour la désactivation de mon compte Facebook pour la période du 4 février au 26 juin 2013. En contrepartie, mon père Paul effectuera un versement de 50$ en avril et de 150$ en juin. Il aura accès à mon compte pour changer le mot de passe et désactiver le profil. Ça m’empêchera de le réactiver. Je compte utiliser l’argent pour…"  Et là elle a écrit : "stuff" ("des trucs!").

Et ça marche ?

C’est un peu tôt pour le dire. Mais dans les médias, oui ! Tous les grands réseaux américains se sont intéressés à cette histoire. Paul Baier ne s’est pas opposé à la publicité faite à son contrat. Il a simplement demandé que le nom de sa fille soit dissimulé. En tout cas, ça fait réagir beaucoup de monde aux Etats-Unis. Ça va de l’approbation sans réserve jusqu’à la condamnation sans appel.

Il y a matière à discussion en effet. C’est peut-être aussi symptomatique d’une évolution en cours.

Oui. D’après une nouvelle enquête de Pew, 37% des gens déclarent passer moins de temps sur Facebook qu’il y a un an. Il n’y a que 3% qui disent y être plus actifs. Pour la majorité, il n’y a pas de changement.

Et puis, il y a cet autre phénomène intéressant: comme la fille de Paul, 61% des membres de Facebook prennent du champ de temps en temps. Ils ne suppriment pas leur compte. Mais ils n’y sont plus actifs pendant quelques semaines, voire plus. Une sorte de congé sabbatique de Facebook comme on appelle ça maintenant. Les raisons sont très variées. Dans l’ordre :

Trop d’occupations, plus assez de temps.

Ça ne m’intéressait plus

C’est une perte de temps,

Trop de conflits, de ragots, de propos négatifs.

A noter que les préoccupations concernant la protection de la vie privée viennent assez loin dans le classement. Reste à savoir maintenant si ce genre de break est passager ou si c’est le début d’une désaffection plus durable.

@AlainGerlache #médiaTIC

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