Les réfugiés, question existentielle pour l'Europe

Ce qui marque en politique belge ce mardi matin, nous vient d’Allemagne.

De manière évidente, on sent que la prise de position d’Angela Merkel à propos des réfugiés va marquer le débat un peu partout en Europe. Va marquer la gauche, la droite, les pays du sud, les pays du nord. Chez nous, vous risquez beaucoup d’entendre les politiques faire référence à Merkel dans les prochains jours. Oui, en quelque sorte elle a tracé une ligne, qui va obliger tout le monde à se profiler.

Retour aux fondamentaux

Oui, ce qu’elle a dit c’est que l’Europe s’était bâtie en lien avec des droits civils universels. Si l’Europe échouait à gérer la crise des réfugiés, ce lien avec les droits serait rompu. L’Europe ne serait plus l’Europe.

En résumé, elle a fait de la question des réfugiés une question existentielle.

Sans solution politique commune, le risque c’est le délitement, la remise en cause de l’espace Schengen, qu’elle ne souhaite pas, mais qu’elle craint malheureusement.

L’exemple a parlé

Et bien, vous le savez, Angela Merkel est un exemple. Un exemple de réussite à droite, un exemple d’intransigeance à gauche. Or, ces paroles-là, elles définissent un espace qui va au-delà de ces divisions, elle trace les contours d’une réponse humaniste. Avec deux balises. D’abord, les droits. Hors de question de les remettre en cause. On peut estimer que le sous-statut évoqué par Bart De Wever pour les réfugiés est hors de ce cadre.

Deuxième balise, la solidarité des pays européens dans la répartition de ces réfugiés. Là après des contestations, la Belgique est dans les clous, mais la question de la répartition se pose aussi chez nous. Depuis l’annonce du plan d’accueil, plusieurs mandataires locaux ont montré les dents. Problème d’ordre public à Tournai, plus assez de place à Anvers.

A la hauteur de l’histoire

En somme les paroles d’Angela Merkel sont pour les dirigeants européens, belges, à affronter les peurs de la population. A être à la hauteur des valeurs fondatrices de l'Europe, à être au niveau de l'histoire.

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