Les ratés de l'Obamacare font plonger Obama dans les sondages

Barack Obama est-il en train de se Hollandiser? Depuis des mois, François Hollande plonge dans les sondages. C’est la même chose pour Barack Obama aux Etats-Unis. Il n’a jamais été aussi impopulaire. Un dernier sondage montre que 40% des Américains approuvent la politique du président.

Les Américains en colère contre leur président

C’est le lancement raté de la réforme du système de santé qui est au cœur des difficultés de Barack Obama. Il s’agit de l’une de ses principales promesses de campagne. Il a tout fait pour mettre en place son Obamacare. Il s’est battu contre les républicains. Il perdu des plumes. Et, le plumage continue.

Aujourd’hui, les difficultés viennent de son administration. Les Américains sont en colère face aux multiples problèmes informatiques qu’ils rencontrent. Le site géré par le gouvernement fédéral pour permettre aux gens de souscrire une assurance santé ne fonctionne pas du tout.

Les Américains reprochent aussi à l’administration Obama d’avoir donné des informations floues sur sa réforme médicale. Le président a même été accusé de mensonge par les membres du Tea Party, l'aile radicale du Parti républicain. Du coup, Barack Obama est apparu à plusieurs reprises à la télévision pour se justifier maladroitement et même pour s’excuser.

Malédiction du deuxième mandat

De nombreux présidents américains ont connu un second mandat chaotique: George Bush avec l’ouragan Katrina, Bill Clinton avec le scandale sexuel de l’affaire Levinsky ou Nixon avec le Watergate.

Mais, il y a plus que cela. La crise que vit en ce moment Barack Obama montre ses principaux défauts: Son côté froid, ses hésitations, ou son manque de fermeté. On lui reproche ses promesses non-tenues, comme la fermeture de Guantanamo. Il est de plus en plus critiqué pour l’inertie de sa politique étrangère, sur la Syrie ou l’Egypte.

L’impopularité du président Obama le fragilise chez lui mais aussi dans le monde. On se demande comment il va faire passer ses prochaines réformes, comme la politique d’immigration. A moins d’un an des élections de mi-mandat, les démocrates ont peur de se prendre une claque.

Nicolas Willems

 

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