Le typhon Haiyan s'invite à la conférence sur le climat

Haiyan est l'invité surprise de la conférence des Nations Unies sur le climat. Il est difficile de ne pas faire le rapprochement entre le typhon dévastateur qui a frappé les Philippines et le dérèglement climatique.

Bien entendu, les scientifiques ne font pas de lien direct entre cyclones et changement climatique. Mais, tout le monde s’accorde sur la multiplication des événements climatiques extrêmes à cause du réchauffement des océans.

Le typhon Haiyan fait ressurgir les interrogations sur le climat

Avec le cyclone, on passe des grand-messes internationales aux milliers de victimes. Haiyan est un typhon comme on n’en a jamais connu auparavant. Il s’agit du typhon le plus violent de l’histoire. Il est même hors catégorie.

Qui dit typhon, dit réchauffement des océans, conséquence du dérèglement climatique. Si rien n'est fait, les scientifiques estiment que la température sur terre augmentera de 5 degrés, en 2100. L'objectif de la communauté internationale de limiter à 2 degrés la hausse de la température semble difficile à atteindre.

Les Etats doivent s’entendre sur les mesures à prendre

Le chantier est énorme. L'objectif de la réunion de Varsovie est de dresser une feuille de route pour la grande conférence de Paris en 2015. Ce sommet devrait adopter un accord global et légalement contraignant. Mais, la communauté internationale reste divisée sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Chacun joue d'égoïsme et de mauvaise foi. L'Europe aime se montrer comme un exemple. Pourtant, les disparités sont énormes entre les pays européens. De leur côté, les Etats-Unis, qui n'ont jamais ratifié le protocole de Kyoto, traînent des pieds pour réduire leurs gaz à effet de serre. Les pays industrialisés ont utilisé la crise comme prétexte pour justifier l'inaction.

Il y a aussi les pays émergents, dont principalement la Chine. Ce pays, qui est le premier émetteur de gaz à effet de serre, ne veut pas subir les mêmes contraintes que les pays industrialisés. Bref, on tourne en rond.

Les pays pauvres, premières victimes du réchauffement

L'autre problème est l'aide financière apportée aux pays pauvres qui sont les premières victimes du changement climatique. Lors de la conférence de Copenhague en 2010, les pays du nord avaient promis une aide de 100 milliards de dollars par an. Mais, rien n'a été fait.

On peut espérer que le drame philippin va secouer les délégués réunis à Varsovie… Et, enfin relancer la machine pour répondre aux défis du changement climatique.

Nicolas Willems

 

 

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