L'Eté politique, faire et défaire

La rentrée politique approche. Et il n’y a toujours pas de solution pour un gouvernement fédéral. La pression médiatique va maintenant s’accentuer. Avec en point de mire la date du 17 septembre, date de la rentrée parlementaire où la Première ministre Sophie Wilmès a promis de demander la confiance de son gouvernement minoritaire de trois partis. Si aucune solution n’est trouvée, il y aura donc un moment de vérité. Enfin, à tout le moins, la mise en scène d’un moment de vérité.

Paul Magnette, le président du PS vient de dire ce qu’il ne disait plus, que s’il n’y a rien le 17 septembre alors il y aura des élections en novembre. En trois semaines il peut se passer beaucoup de choses qui pourraient encore faire évoluer cette position. Car les élections semblent être craintes dans de nombreux partis, en particulier au PS. La dramaturgie est créée par les acteurs eux-mêmes, puisque rien dans la constitution n’oblige cette demande de confiance.

Avancée majeure ?

Même si vu depuis les vacances on a l’impression que ça patine, ça a beaucoup évolué cet été. L’hypothèse PS-NVA exigée à cor et à cri par une bonne partie du monde politique flamand, ses fédérations patronales et ses éditorialistes a été testée par Paul Magnette et Bart de Wever. Or, ce petit ange n’a même pas eu le temps d’échouer tout seul, il a été assassiné en plein vol, cette fois par une conjuration de parti bleus et verts, les libéraux et les écologistes du sud et surtout du nord, et surtout et en particulier l’Open VLD. Aujourd’hui on ne peut plus dire que le PS et la N-VA ça ne marche pas. On peut dire que les verts et les bleus ne veulent pas que le PS et la N-VA ça marche. Même si ça n'aurait sans doute pas marché. Mais, le fait est là. L'alliance PS-NVA à été brisée de l'extérieur. C’est une inversion complète du scénario.

Ça vous semble assez peu et pourtant ce n’est pas rien comme avancée. Car désormais l’Open VLD, son président Egbert Lachaert se retrouve tout seul, comme un grand à devoir faire ce qu’il a défait. Il a défait une potentielle majorité PS-NVA donc, mais il a aussi défait une potentielle majorité sans la N-VA en décembre en torpillant l’Arc-en-ciel que construisait sa présidente Gwendolyn Rutten. Egbert Lachaert essaie donc de refaire ce qu’il a défait. Faire et défaire c’est toujours faire, d’autant plus qu’entre-temps le contexte a changé. Il y a le corona, et puis il y a la démonstration qu’il n’y a pas de majorité pour une réforme de l’Etat sauce N-VA.

Mais y a-t-il une majorité pour autre chose ? Il reste 25 jours pour le savoir.

 

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