Denis Sire : le décès d'un électron libre de la bande dessinée

Denis Sire : le décès d'un électron libre de la bande dessinée
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Denis Sire : le décès d'un électron libre de la bande dessinée - © Zampano Editions

Dessinateur de BD, illustrateur, de pochettes de disques entre autres, amoureux de la femme et de la moto, de la voiture et de l’aventure débridée, Denis Sire est de ceux qui, à la fin des années 70, se sont nourris aux vents de la liberté qui soufflaient alors dans le neuvième art.

Artistiquement, quel que soit le domaine envisagé, personne n’est " neuf ". Et dans le graphisme de Denis Sire, on retrouve, dès ses débuts, les influences évidentes d'une certaine esthétique, américaine surtout, des années 50. On n’est jamais loin, avec lui, de Betty Page, par exemple, et de ses représentations profondément érotiques.

On n’est pas loin, non plus, des " vamps " qui ont fait du cinéma hollywoodien ce qu’il était, une usine à rêves, mais des rêves sensuellement machistes, toujours. Et c’est peut-être là la première caractéristique de Denis Sire, d’ailleurs : une sensualité tout en courbes, avec des personnages féminins qui, sous des airs dominés, se révèlent beaucoup plus dominateurs que leurs comparses masculins.

C’est chez les " Humanoïdes Associés " que Denis Sire a édité la plupart de ses albums, souvent avec la complicité de Jean-Pierre Dionnet. Dans " L’Echo des Savanes ", aussi. Et on peut épingler des titres que bien des adolescents d’hier et d’avant-hier gardent profondément en mémoire ! Menace Diabolique, Lisa Bay, L’Île des Amazones, Bois Willys, ainsi, jalonnent son existence et sa carrière comme autant de signes tangibles de son étonnant talent, hommage constant et avec un sens extraordinaire du mouvement à un esthétisme artistique désuet…

 

Jacques Schraûwen

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