Cours de rien, option néant

Cours de rien, option néant - La chronique de Bertrand Henne
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Ne dites plus "cours de rien". Il a un nom maintenant ce cours, puisque le gouvernement a décidé que les élèves qui choisiraient la dispense des cours religions et de morale, assisteront à un EPA, "Encadrement pédagogique alternatif".

En lisant ce " titre " sur le formulaire de choix pour l’année prochaine, les parents de l’officiel seront bien en peine de dire à quoi ils inscrivent leur enfant.

Non vous n’aurez pas droit à un " cours de philosophie " même si il y en aura, non ce ne sera un pas cours de " citoyenneté " même si il y en aura, non ce ne sera pas " histoire des religions " même si il y en aura, non ce ne sera pas un cours labellisé " neutre " pour souligner que les autres ne le sont pas.

On fond, on se dit que " cours de rien " ce n’était pas si mal ça ouvrait une réflexion philosophie sur le néant. Le néant existe-t-il ? Comment le définir ? Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?

Un peu d’humour pour souligner la volonté politique de ne pas donner trop de substance à ce cours, d’éviter de le rendre trop attirant, d’éviter de heurter de front les piliers qui œuvrent au statu quo…

Un contenu encore flou

Le gouvernement de la communauté française prévoit l’éducation à la démocratie, au questionnement philosophique. Mais il faut encore écrire le programme. Or, on est bientôt en fin d’année scolaire.

Autre chose on sait qui va donner ce cours d’EPA, d’abord les profs de religion et de morale qui perdront des heures. Si ce n’est pas le cas, donc qu’il n’y a que peu d’inscrit dans une école, n’importe qui pourra le donner moyennant une cascade de priorités. Objectif évité de devoir engager des nouveaux profs et d’en perdre d’autres.

Le gouvernement évite de fâcher les profs de morale et de religion, il évite de nouvelle dépenses, il évite de fâcher les piliers existant, il évite de se fâcher entre PS et CDh.

Politiquement le nœud du "cours de rien" est provisoirement géré.

Première saison d’un mauvais feuilleton

Ce n'est pas encore la fin de la première saison de " cours de rien ". Il y a la préparation qui risque d'être chaotique, il y a le contenu du cours qui risque d'être discuté, il y a le risque de recours en justice, il y a la mise en œuvre cours de citoyenneté proprement dit et qui doit venir en plus de ce qui se trouvera déjà dans ce cours. Pour Joëlle Milquet et le CDh, c'est tous les ingrédients d'un feuilleton politique qui risque de durer, un peu comme le décret inscriptions. Comme un mauvais feuilleton quoi.

 

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