Comment lutter contre le technostress au travail ?

A la veille de la journée internationale pour la santé et la sécurité au travail, le service d’études de la FGTB a voulu savoir si les appareils et les technologies de la communication sont perçus comme une avancée ou un recul dans la qualité de vie.

1.760 travailleurs ont été interrogés en ligne. Les répondants sont plutôt des membres ou des sympathisants du syndicat socialiste, mais ils sont répartis de manière large. Les résultats sont disponibles sur fgtb.be.

Premier constat : ces technologies ont massivement pénétré tous les milieux professionnels. Plus de 90% des travailleurs utilisent un ordinateur, un GSM ou une tablette pour leur travail. Au point que plus d’un sur deux voit son rythme de travail déterminé par ces appareils, ce qui est vécu comme une sorte de soumission à la technologie.

Et ce n’est pas sans conséquence. Deux travailleurs sur trois déclarent souffrir physiquement et/ou mentalement de cette situation. Et une proportion importante fait aussi état de problèmes déjà évoqués : le sentiment de devoir être joignable quasiment en permanence ou de vérifier régulièrement la réception de messages professionnels, même en-dehors des heures de boulot.

Résultat au plan des relations de travail : sept travailleurs sur dix considèrent que ces technologies permettent à l’employeur de les contrôler. La même proportion considère qu’elles sont un facteur de stress pendant et en-dehors du travail. Conséquence, une majorité lui attribue des douleurs aux épaules, aux bras et aux mains. Et huit travailleurs sur dix considèrent que les ondes émises par ces outils peuvent constituer une menace pour la santé.

Les répondants ont-ils le sentiment que ces questions sont prises en compte ? Pas vraiment. Dans la moitié des cas, ni les employeurs, ni les travailleurs ne prennent de mesure de protection particulières, comme l’utilisation d’une oreillette pour la GSM ou l’extinction des appareils à certains moments de la journée.

La FGTB souhaite donc que les instances en charge de la sécurité et du bien-être au travail intègrent ces nouvelles problématiques. Elle rappelle aussi "que tout temps pendant lequel le travailleur est à disposition de son employeur doit être considéré comme du temps de travail". C’est évidemment ça qui constitue le point d’achoppement. En regard, il faut aussi souligner que ces équipements peuvent sous conditions être aussi utilisés à de fins privées. Il faudra donc dégager un compromis d’avenir qui encourage l’efficacité du travail et préserve la qualité de vie des travailleurs

#médiaTIC @AlainGerlache

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