Noir Jaune Blues, et après ? Pourquoi les journalistes doivent reconquérir le terrain

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Noir Jaune Blues, et après ? Pourquoi les journalistes doivent reconquérir le terrain - © Tous droits réservés

Coup d'envoi aujourd'hui de l'opération "Noir Jaune Blues, et après". La RTBF avec le journal Le Soir et la fondation Ceci n'est pas une crise, vont ausculter pendant 6 mois des villes et des villages de Bruxelles et de Wallonie.

C'était en janvier dernier. L'opération noir jaune blues 20 après. Une grande étude sociologique doublée d'une enquête d'opinion réalisée par l'institut Survey and Action. 2300 personnes interrogées et une série de constats très négatifs : les belges ne croient plus en la prospérité économique, sont inquiets pour leur avenir, ne font plus confiance à l'école, se méfient des étrangers et de l’Islma, ne se reconnaissaient plus dans les partis politiques et les syndicats, ils finissent même par douter de la démocratie.

Malmenés également les médias : les personnes interrogées exprimaient très clairement qu'elles avaient le sentiment que le travail des journalistes ne reflétait plus leurs préoccupations et leur quotidien. Que nous paraissions, nous médias, aussi éloignés que peuvent l'être les hommes politiques ou les dirigeants d'entreprises. C’est pour dépasser ce constat négatif que nous avons décidé de nous remettre en question et d’organiser cette opération.

Concrètement, ça se passe comment ?

Concrètement de petites équipes du Soir et de la RTBF vont s'installer dans une quinzaine de quartier ou de villages. Les journalistes dormiront sur place. C'est un vrai travail d'immersion, en profondeur, duquel ils vont retirer de la matière pour leurs reportages. L'objectif est d’écouter, voir, comprendre ce qui se passe dans la vie quotidienne des belges, les difficultés que les habitants des lieux concernés rencontrent, mais aussi les projets qu'ils mettent en place, aussi bien face à de grands problèmes comme le chômage, la mobilité, le vivre ensemble, la sécurité, mais aussi pour des difficultés plus locales. Un travail de reconnexion avec le terrain, que nous allons faire avec humilité. Avec l'ambition de ne pas être que dans le négatif. Nous allons essayer à la fois de dresser des cahiers de doléances mais aussi de proposer un livre des solutions.

Quand pourrons-nous entendre les résultats?

La première immersion se passe à Braine-Le comte. Une première journaliste va s'y installer dans la journée. Elle commencera la rédaction d'un carnet de bord, à lire dès ce soir sur le site internet de la RTBF. Vendredi midi, un premier débat sur place et en live sur Facebook, sur la place de la gare. Et puis à partir de la semaine prochaine, des reportages qui seront diffusés en radio, dans les décrochages locaux. Sur la première, un reportage et un coup de projecteur un vendredi sur deux. Le premier, celui sur Braine-le- Comte, ce sera donc vendredi 27 octobre à 8h30. Ajoutez des reportages en télévision et dans le journal le Soir. Dans les 6 mois qui viennent nous passerons aussi par Anderlecht, par Uccle, par Ellezelles, par Arlon. Si vous avez des choses à nous dire n'hésitez pas à aller au-devant de nos équipes. Nous ne pourrons être exhaustifs, on va essayer d'être représentatifs.

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