Le mot du jour : "Déluge"

Déluge, pluie torrentielle, averse abondante, grande quantité de précipitations. Le déluge c'est un petit peu ce que nous avons connu cette nuit. Fortes pluies et rafales de vent, la tempête Ruzica traverse le pays d'ouest en est.

Ce déluge nous renvoie à la Bible : le Déluge c'est l'inondation universelle, celle qui figure dans le livre de la genèse. Pour échapper au Déluge, diluvium en latin (comme retrouve dans pluies diluviennes), hommes et animaux se réfugient dans l'arche de Noé. Si le déluge possède une origine chrétienne, il faut noter qu'on retrouve le vieux Noé également dans la Torah et dans le Coran.

Par extension le mot déluge désigne une grande quantité, un flot ininterrompu de quelque chose. Jacqueline Galant a essuyé la semaine dernière un déluge de critiques. Les nord-coréens en tirant un missile balistique ont déclenché un déluge de protestations. Le déluge c'est la surabondance, le déferlement, la profusion. Quelque chose qu’on n’arrête pas. Face au déluge on se met à l'abri et on attend que ça passe.

Le déluge est un cataclysme

A Homs et à Alep la population syrienne doit faire face à un déluge de feu. Conséquence de bombardements de l'armée de Bachar El Assad et surtout de l'aviation russe. Pour fuir ce déluge de bombes, les populations prennent la route. 40 000 personnes auraient fui Alep ces deniers jours. Elles viennent grossir le flot des réfugiés bloqués à frontière turque. Deux millions 700 000 syriens sont déjà entrés en Turquie. Il faut ajouter ceux qui sont au Liban, en Jordanie et bien sûr en Europe. Influence de la Bible, le déluge appartient à la famille des cataclysmes, ces bouleversements sans précédent, catastrophes et autres désastres. Des femmes et des enfants qui meurent en mer, des camps de réfugiés qui se montent à la va-vite, et en réaction des manifestations de protestation et de repli sur soi.

Face au déluge de pluie nous pouvons fermer nos parcs et annuler le carnaval. Face au cataclysme Syrien, nous n'avons pas de nouvelle arche de Noé. La tentation est alors grande de fermer nos yeux et nos frontières et d’emprunter ce mot attribué à Louis XV : après nous, le déluge.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK