Les négociations sur le CETA auront-elles des conséquences sur le TTIP?

Pour Cecilia Malmström, il faudra à tout le moins tirer les enseignements de la signature du CETA, un chemin semé d'embûches.
Pour Cecilia Malmström, il faudra à tout le moins tirer les enseignements de la signature du CETA, un chemin semé d'embûches. - © THIERRY ROGE - BELGA

Les garanties obtenues par les Wallons dans les négociations sur le CETA auront-elles des conséquences sur le TTIP, le traité équivalent avec les États-Unis ? Pour Paul Magnette (PS), cela semble clair, de nouvelles normes ont été établies pour tous les prochains traités commerciaux.

Et le ministre-président wallon a eu cette autre formule : "Le TTIP est mort et enterré". L'économiste Pierre Defraigne, directeur exécutif du centre Madariaga-Collège d'Europe, a employé une formule similaire : "L'accord intervenu sur le CETA tue le projet de TTIP".

Mais le traité de libre-échange négocié avec les Américains est-il vraiment condamné ?

Non, le TTIP n’est pas mort. Tout simplement parce qu’il n’est pas encore né. Dans un premier temps, Européens et Américains espéraient sa venue avant la fin du mandat de Barack Obama. Mais l'objectif est manqué.

Depuis des mois, les négociations patinent. En Europe, certains dirigeants n'en veulent plus. De toute manière, il faut maintenant attendre de connaître le nouveau président ou la nouvelle présidente des États-Unis pour relancer les discussions.

Tirer les leçons du CETA

En attendant, de l’aveu même de la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, qui négocie le TTIP au nom de l'Union, il faudra tirer les leçons de la négociation avec le Canada.

Ça passera peut-être par des négociations plus transparentes. Mais aussi et surtout par la prise en compte des craintes exprimées par de nombreux citoyens européens : craintes d'un nivellement par le bas des normes européennes ou de la perte de souveraineté des États membres face aux multinationales.

Il paraît certain en tout cas que la société civile européenne se montrera plus vigilante que jamais. L’Union européenne devra trouver un juste équilibre entre l'intérêt du libre-échange et les craintes de ses citoyens.

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