CETA: un ministre français fustige les "dogmes néolibéraux" de l'UE

Matthias Fekl, secrétaire d'État français au Commerce extérieur.
Matthias Fekl, secrétaire d'État français au Commerce extérieur. - © STEPHANE DE SAKUTIN - AFP

Le secrétaire d'État français au Commerce extérieur Matthias Fekl a fustigé mercredi "les dogmes néolibéraux" qui ont dominé les négociations commerciales depuis 30 ans, appelant à consulter les Parlements dès le début des négociations.

"Après trente années de dérégulation néolibérale, il y a besoin d'un retour de la démocratie et d'un retour de la puissance publique dans les négociations économiques internationales", a affirmé sur la radio France Inter le secrétaire d'État, interrogé après la signature dimanche du traité de libre-échange (CETA) entre l'Union européenne (UE) et le Canada.

Ne pas mettre les Parlements "devant le fait accompli à la fin" du processus

Revenant sur l'opposition du gouvernement wallon qui a retardé cette signature, Matthias Fekl a appelé à une "refondation" de la politique commerciale européenne afin "de mettre les Parlements au début du processus" et qu'ils ne soient pas "mis devant le fait accompli à la fin".

Le secrétaire d'État n'en a pas moins défendu la signature du CETA : "C'est la première fois que nous réussissons au niveau mondial à nous attaquer au scandale démocratique qu'est l'arbitrage privé et de le remplacer par des règles et par de la démocratie", a-t-il affirmé.

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