CETA: pour Charles Michel, "on est très proche du moment de vérité"

Interrogé sur l'épineux dossier du CETA à son arrivée au sommet européen qui se tient à Bruxelles ces 20 et 21 octobre, Charles Michel a reconnu qu'il s'agissait d'"un moment délicat" tout en espérant que "la lumière [apparaisse] au bout du tunnel".

"Je veux respecter la démocratie et le rôle du Parlement wallon qui a le droit et le devoir d'exprimer un point de vue sur un accord commercial", a souligné le Premier ministre. "Mais dans le même temps je constate que la Wallonie est le dernier endroit en Europe où on s'oppose à ce qui est sur la table. Nous avons pourtant travaillé de manière intensive, Didier Reynders, la Commission européenne, le gouvernement wallon aussi dans les derniers jours et y compris les toutes dernières heures."

À un moment, il faut dire 'oui' ou 'non'

Charles Michel affirme que "les derniers documents ont été envoyé par la Commission européenne vers le gouvernement wallon". Une réponse est attendue de la part de ce dernier. Pour le Premier ministre, "le plus vite sera le mieux. J'espère qu'il sera possible d'avoir la clarté dans les prochaines heures et les prochains jours. Je pense qu'on est très proche du moment de vérité : à un moment, il faut dire 'oui' ou 'non'".

Le Premier ministre a assuré qu'il respecterait les accords de coopération avec les entités fédérées en cas de "non" wallon à la signature du CETA, mais a reconnu que la position de la Belgique au sein des 28 ne sortirait pas renforcée de cet épisode.

J'espère que la Belgique prouvera une fois encore qu'elle est une vraie championne en matière de compromis

De son côté, Donald Tusk, le président du Conseil européen, a insisté sur l'importance d'avoir un accord ouvrant la voie au CETA d'ici vendredi. "J'espère que la Belgique prouvera une fois encore qu'elle est une vraie championne en matière de compromis", a-t-il déclaré à son arrivée au sommet.

Le ministre-président wallon Paul Magnette a annoncé vendredi dernier qu'il ne donnerait pas les pleins pouvoirs au gouvernement fédéral pour signer l'accord commercial avec le Canada en raison de plusieurs craintes sur différents volets du traité. Les différentes réunions qui se sont succédé depuis une semaine n'ont pas encore permis d'infléchir la position wallonne.

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