CETA : la presse étrangère braque ses projecteurs sur Paul Magnette et la Wallonie

Avec le CETA et les discussions autour du refus de la Wallonie d'adopter ce traité de libre-échange, tous les regards sont tournés vers la région et son Ministre-Président Paul Magnette (PS). L'occasion de voir ce qu'en pense la presse à l'échelle internationale. 

Ce vendredi en Allemagne, le Spiegel comparait Paul Magnette à un "Astérix qui défendrait son village d'irréductibles". Le quotidien allemand nuance tout de même en rappelant que, "à la différence des Européens, les Romains n'étaient pas 500 millions". De son côté, la presse britannique a majoritairement défendu le CETA, mais a tout de même saluer, à l'instar du Guardian, le "caractère combatif" de Paul Magnette.

Politico, dans sa version européenne, qui n'est pas réputé pour ses positions contre les traités de libre-échange, décrit Paul Magnette comme "le plus formidable opposant à ce traité", et place le Ministre-Président dans la catégorie des "anti-mondialisation". 

Héros de la gauche radicale 

En Italie, La Repubblica dresse pour sa part un portrait différent de Paul Magnette : "Jusqu'à la semaine dernière, il était le président d'une petite région belge d'un peu plus de 3 millions et demi d'habitants. Aujourd'hui, il est le héros de la gauche radicale européenne, des anti-libéraux et anti-capitalistes de l'ensemble de l'UE". Alfonso Bianchie, le journaliste du quotidien italien, qualifie même le Ministre-Président "de nouveau David dans la bataille inégale contre le libre-échange transatlantique dans le rôle de Goliath"

Cadena Ser, une des radios à la plus forte audience en Espagne, participait aussi au débat ce jeudi mais semblait avoir un regard beaucoup plus mitigé sur la situation. Dans un des ses bulletins d'information, la station espagnole résumait : "une partie fédérée de la Belgique totalisant moins de 1% de la population européenne, bloque l'accord commercial que l'Union européenne a négocié avec le Canada et qui a pour but d'éliminer les droits de douane, d'harmoniser les normes, de favoriser la croissance et l'emploi et d'ajouter un impact favorable de 12.000 millions d'euros par an au PIB des 27"

Le compromis à la belge 

En Inde, du fait que le pays ne soit pas concerné par le traité, la prise de position est différente de celle des quotidiens européens. L'Indian Express suit tout de même attentivement le dossier et espère que, "Paul Magnette fera un pas en avant et montrera que la Belgique est encore efficace en termes de compromis".

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