CETA: Chrystia Freeland chahutée après sa déclaration jugée "trop émotive"

CETA : Chrystia Freeland chahuté après sa déclaration jugée "trop émotive"
CETA : Chrystia Freeland chahuté après sa déclaration jugée "trop émotive" - © MICHAEL BRADLEY - AFP

L’opposition canadienne n’a pas été tendre avec Christie Freeland, la ministre canadienne du Commerce, après qu'elle a annoncé "la fin et l'échec des négociations". Les Conservateurs ont jugé trop émotives ses déclarations à la sortie du Parlement wallon, et lui demandent d’être davantage combattive.

Autrement dit la bataille n’est pas terminée, il faut continuer à discuter. Parmi les négociateurs, notamment du côté québécois, on se moque gentiment des déclarations wallonnes voulant que le parlement n’ait pas été consulté suffisamment tôt. Selon Pierre-Marc Johnson, le chef des négociations pour le Québec, les textes de l’accord sont disponibles depuis plus de 6 mois dans 23 langues européennes.

Relent de protectionnisme et de populisme

Ce dernier considère que le blocage actuel s’explique par la situation politique interne belge et que son dénouement relève donc des Européens. De son côté, le premier ministre québécois craint que l’économie belge ne pâtisse de la non-signature de cet accord. Philippe Couillard voit dans les réticences d’une certaine partie de la population un relent d’un discours protectionniste négatif et populiste.

Pourtant certains élus canadiens jugent l’attentisme wallon de bon aloi. C’est le cas du chef du Nouveau parti démocratique, proche des syndicats, qui a fait valoir que les producteurs laitiers canadiens s’inquiètent eux aussi pour leur avenir si un accord était signé.

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