Benoît Lutgen répond à Jean-Claude Juncker: "Il y a eu des pressions et un manque de franchise"

Attaqué par Jean-Claude Juncker, Benoît Lutgen n'en démord pas
Attaqué par Jean-Claude Juncker, Benoît Lutgen n'en démord pas - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Attaqué de manière frontale par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, alors que le CETA venait d'être signé, Benoît Lutgen (cdH) lui a répondu ce dimanche, en direct du journal télévisé de la RTBF. "Jamais nous n'avons menacé la Wallonie, et je le dis à l'adresse du cdH et de son président", avait dit Jean-Claude Juncker, conseillant également à la Belgique de réfléchir à son modèle interne pour la signature de traités internationaux.  

"Je ne visais pas Jean-Claude Juncker en particulier quand je disais qu'il y avait eu des pressions, mais oui, il y en a eu. Il y a eu des insinuations, on nous a fait comprendre qu'il y aurait des conséquences pour la Wallonie", a souligné Benoît Lutgen.

Un manque de franchise

"Nous avons voulu aider nos petites et moyennes entreprises, et je ne comprends pas que l'Union européenne ne l'ait pas fait plus tôt elle-même", a expliqué le président du cdH, parti qui appartient à la même famille politique que celui de Jean-Claude Juncker; le Parti populaire européen (PPE).

"La démocratie a vibré en Wallonie, et Jean-Claude Juncker a tord. On parle de diplomatie, alors il y avait des pressions et un manque de franchise. Il y a bien eu des pressions. Mais nous allons continuer de nous battre dans les jours, semaines, mois à venir", a-t-il ajouté. 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK