Benoît Lutgen (cdH): "Nous pourrons retirer la prise du CETA avant la ratification finale"

Benoit Lutgen, président du cdH
Benoit Lutgen, président du cdH - © SOPHIE KIP - BELGA

Les négociations entre le gouvernement fédéral et les exécutifs des entités fédérées autour du CETA n’ont pas encore abouti et le sommet au cours duquel le Canada et l’Europe devaient signer le traité n’aura pas lieu ce jeudi. "Ce qui nous guide, c’est la défense de valeurs importantes : l’identité culturelle au niveau européen, la défense des agriculteurs, des petites et moyennes entreprises et des consommateurs, le principe de précaution… Qu’il y ait un sommet demain, dans 3 jours ou dans 6 semaines, cela ne change rien à mes yeux. On n'est pas à un jour près !", déclare le président du cdH Benoît Lutgen à la RTBF.

"Nous avons réussi à obtenir la transparence, c’est déjà très important, pas seulement pour les citoyens wallons, mais aussi pour les citoyens belges et même les citoyens européens, puisque tout le monde s’est enfin emparé d’un sujet aussi important que celui-là."

"Retirer la prise du CETA"

Benoît Lutgen "a entendu les appels des agriculteurs et il y aura une clause de sauvegarde particulière pour les protéger si le marché est déséquilibré suite à ce traité. Et nous avons obtenu de pouvoir retirer la prise du CETA à tout moment avant la ratification finale qui aura lieu dans plusieurs mois, voire plusieurs années. La Wallonie pourra évaluer les choses et pourra se retirer, c'est une garantie absolue pour l’avenir, c’est une avancée majeure. Et il n'y aura pas d'indemnité de rupture" si la Wallonie se retirait du CETA.

"Il y aura un cofinancement, une aide pour aider les petites et moyennes entreprises à accéder à la justice", souligne-t-il.

"Toutes les avancées majeures que nous obtiendrons pour le CETA, ce sera une base aussi pour toute autre négociation", poursuit Benoît Lutgen. Et il cite "le TTIP, qui a été présenté comme le cheval de Troie, on n’en veut pas non plus, que ce soit très clair!".

"La démocratie devra donner sa voix"

Une fois qu’il y aura un accord intra-belge, "la démocratie devra donner sa voix. Les parlements concernés auront l'occasion de se prononcer sur les textes qui seront présentés".

"J'envoie un message à la Commission européenne : un traité peut être acceptable, mais investissez d'abord chez nous, en Wallonie et partout en Europe, pour soutenir les investissements et l'emploi. Et pour qu’on réenchante l’Europe. Et qu’on se dise tous que l’Europe nous protège et nous soutient", conclut le président du cdH.

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