Un premier face-à-face décevant avec la direction américaine de Caterpillar

C'est ce mercredi qu'a eu lieu le contact attendu entre la direction américaine de la multinationale et les autorités belges. Initialement, cette rencontre était prévue avec le seul gouvernement wallon, mais le premier ministre Charles Michel et le ministre fédéral de l'Emploi, Kris Peeters y ont également participé. La réunion ne semble guère avoir été probante, l'entreprise se cachant, selon Paul Magnette, derrière ses avocats. Et aucune autre rencontre avec les gouvernements n'a été prévue.

Le rendez-vous était fixé vers 14H00 au Palais d'Egmont. En terrain neutre, puisque l’édifice du XVIIème siècle est un haut lieu de la diplomatie belge, où sont généralement reçus les chefs d'états étrangers.

La délégation de Caterpillar était composée de 6 personnes, cadres de l'entreprise, mais aussi avocats. Face à eux, outre Charles Michel et Kris Peeters, Paul Magnette et Jean Claude Marcourt ont rappelé l'exigence d'un respect strict par l'entreprise, de la concertation et de la législation sociale belge, notamment de la procédure Renault. 

"La direction de Caterpillar se cache derrière ses avocats"

Mais ce premier face-à-face ne semble pas avoir été probant. La direction américaine de Caterpillar, s'est retranchée derrière ses avocats pour n'apporter aucune réponse de fond, mercredi lors d'une rencontre à Bruxelles avec les gouvernements fédéral et wallon, a affirmé le ministre-président wallon Paul Magnette.

"C'est une direction très américaine, ils se cachent derrière leurs avocats, apportent des réponses qui n'en sont pas, purement formalistes", a déploré Paul Magnette, à l'issue de cette réunion.

A ses yeux, "la manière dont ils se comportent donne à penser que la chance qu'ils reviennent sur leur décision est très ténue".

Aucune autre rencontre avec les gouvernements n'a été prévue. Quant au Premier ministre Charles Michel, il n'a fait aucun commentaire.

Pour Paul Magnette, l'objectif reste de démontrer, avec les organisations syndicales et à l'aide des informations glanées au cours de la phase 1 de la procédure Renault, que la décision du groupe est financière et non justifiée économiquement. Il s'agit à ses yeux de sauver "ce qui peut l'être" en termes d'emploi et de site, en examinant "toutes les alternatives".

Il réfute que les pouvoirs publics soient démunis de moyens de pression et fait observer que la direction belge "connaît mieux la situation en Belgique et a une meilleure habitude du dialogue social et du dialogue avec les autorités".

Six personnes composaient la délégation du groupe Caterpillar, dont le directeur financier Mark Thompson et le vice-président Bob De Lange.

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