Pour la famille Garcia, Caterpillar, "c'est une histoire de famille"

L'annonce de la fermeture de Caterpillar a jeté la colère et l'angoisse dans des milliers de foyers. Depuis, les travailleurs se demandent comment envisager l'avenir. Une question d'autant plus compliquée lorsque plusieurs membres d'une même famille sont concernés. C'est le cas des Garcia. Père et fils travaillent ensemble depuis de nombreuses années. Pour eux, Caterpillar c'est plus qu'une simple entreprise, "c'est une histoire de famille".

"Je suis rentré là-bas dans en 1984 comme soudeur, juste après l'école. J'ai eu la chance de pouvoir faire rentrer mon fils (Michel). J'ai mon frère jumeau qui a travaillé avec moi. J'ai aussi eu l'occasion de faire rentrer Antonio, mon autre fils, pour un stage d'école", explique Julio, le père de la famille Garcia.

Pas un, mais deux salaires en moins...

Travailler ensemble, c'est un vrai plaisir pour Julio et Michel. Mais aujourd'hui, ils se rendent bien compte que cela va compliquer leur vie car ce sont deux salaires qui vont disparaître. Chacun s'inquiète avant tout pour l'autre. La maman, Venerina, vit mal la situation. Elle a essentiellement peur pour Michel, le fils aîné. Julio est également angoissé par cette idée. Quant à Michel, il reste positif: "J'ai 28 ans, du travaille j'en retrouverai. J'ai des mains, je sais travailler. Mon papa aussi, mais à son âge cela va être plus compliqué."

Entre nostalgie et amertume

Julio a passé 32 ans dans l'entreprise, il se souvient qu'à l'époque, Caterpillar formait une grande famille. Chaque ouvrier était fier de travailler dans cette usine. Aujourd'hui, il a l'impression de ne plus être qu'un numéro et il se sent trahi. "C'est notre usine. On a fait des sacrifices énormes concernant le travail, la production et on vient me dire qu'on ferme. Il y a quelques chose qui ne va pas et bien sûr que je ne laisserai pas faire. Personne ne laissera."

Demain, Michel et Julio retourneront à l'usine avec beaucoup de questions et la ferme intention de se battre jusqu'au bout. 

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