L'avenir de l'industrie wallonne est dans les nouvelles technologies

Avec près de 6000 emplois perdus, tous sous-traitants confondus, la fermeture de l'usine Caterpillar de Gosselies est un véritable drame social. Non seulement pour la région de Charleroi, mais aussi pour l'emploi industriel en Wallonie. Faut-il pour autant en conclure que l'industrie est entièrement sinistrée dans le sud du pays? Thierry Castagne, directeur d'Agoria-Wallonie, émet un avis optimiste.

C’est n’est pas un problème wallon

"Si nous regardons les 20 dernières années, nous comptons 3100 entreprises dans l’industrie technologique wallonne. C’est 20% de plus qu’il y a 20 ans, mais le nombre moyens d’employés est passé de 21 à 18. Le chiffre d’affaires cumulé est de 16 milliards d’euros, soit 15% de plus qu’il y a 20 ans en euros constants. Mais 57 000 emplois, c’est 5% de moins qu’il y a 20 ans. Ces chiffres sont, bien sûr, difficiles à entendre alors que se déroule le drame de Caterpillar, mais cela s’est déjà produit dans le passé et notamment en Flandre. C’est n’est pas un problème wallon, nous devons faire face à des défis importants pour l’industrie manufacturière et faire en sorte qu’elle soit encore là demain. Mais cela ne doit pas cacher la nouvelle industrie de la technologie, de l’ingénierie. Une industrie davantage en col blanc que l’on trouve dans le spatial et la haute technologie du numérique qui se développent en Wallonie dans toute une série de domaines."

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