Caterpillar: quelles pistes de survie pour le sous-traitant Carwall, à Sombreffe?

Les travailleurs de Carwall à Sombreffe, en province de Namur, sont inquiets. Ils fabriquent des cabines pour les engins de chantier et 90% de leur travail était destiné à Caterpillar Gosselies.

Un conseil d’entreprise extraordinaire aura lieu ce vendredi matin. Les salariés veulent savoir de quoi sera fait leur avenir. Même s'ils se doutent que l'impact de la fermeture de Caterpillar sera considérable.

Le personnel en est bien conscient : c’est l’avenir même de l’entreprise qui est en jeu. Parmi les scénarios envisagés, et redoutés forcément, une fermeture pure et simple de l’entreprise d’ici quelques mois si Carwall ne trouve pas d’autres clients. Les 220 ouvriers et employés espèrent que la direction et le groupe allemand Fritzmeier auquel l’entreprise appartient viendront leur présenter des solutions, de nouveaux marchés, pour compenser ce que Carwall ne produira plus pour Caterpillar.

Quel scénario ?

Dans le meilleur des cas, on pourrait donc imaginer que l’entreprise ne soit finalement pas touchée. Mais les syndicats n’y croient pas trop. Car amener de nouveaux clients chez Carwall pourrait déforcer les autres sites du groupe.

Un scénario intermédiaire semble donc plus probable. Un maintien de l’entreprise avec moins ou beaucoup moins de personnel.

Si Carwall continue à fournir Caterpillar pour les productions qui seront délocalisées à Grenoble par exemple, cela permettrait de limiter la casse. A ce sujet, des contacts ont eu lieu ces derniers jours entre l’actionnaire principal de Carwall et Caterpillar. Les syndicats espèrent bien être tenus au courant du résultat de ces tractations lors du conseil d’entreprise qui commence à 9 heures ce vendredi matin.

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