Caterpillar: la direction belge du site de Gosselies se présente aussi en victime

Le gouvernement wallon a rencontré la direction de Caterpillar ce vendredi en début d'après-midi, après s'être entretenu avec les syndicats à la mi-journée. Le Premier ministre Charles Michel, retenu par son agenda, n'a pas participé à cette réunion. Il avait déjà eu un entretien approfondi avec la direction en fin de matinée, selon son entourage.

C'est Thierry Hansen, le directeur opérationnel du site de Gosselies, qui a répondu aux questions des différents ministres. Ce même directeur de la branche belge de l'entreprise a appris son licenciement ce matin.

"Le contact est établi avec le gouvernement [wallon], nous allons essayer de gérer cette situation au mieux possible", a-t-il déclaré à l'issue de la réunion.

On a tout fait pour éviter cela, l'entreprise a fait d'énormes progrès

Thierry Hansen s'est dit lui-même "bouleversé" par l'annonce de la fermeture. Malgré son inquiétude des derniers jours, il a été "malgré tout surpris", a-t-il affirmé. "On a tout fait pour éviter cela, l'entreprise a fait d'énormes progrès". Il a appelé à "garder la tête haute et éviter d'ajouter du drame au drame", par le recours à des formes de violence ou d'atteinte à la sécurité.

Procédure de la loi Renault

Le directeur belge de Caterpillar s'est refusé à tout autre commentaire. Il s'en réfère à la procédure de la loi Renault qui lui impose de donner les informations en priorité au conseil d'entreprise. Dans l'entourage du gouvernement wallon, on avait conscience que l'interlocuteur n'était pas celui qui permettrait de comprendre pourquoi ce site bénéficiaire est amené à la fermeture par la direction internationale. "Il n'est là que depuis quelque temps. C'est lui qui a été le premier licencié. Ce que l'on veut, c'est comprendre les chiffres", commentait une source, espérant pouvoir entendre la direction internationale.

A la demande du groupe PS au parlement wallon, une réunion conjointe des commissions de l'Emploi et de l'Économie devrait se tenir mardi matin, en urgence. Il est probable que les députés réclameront à cette occasion une convocation de la direction internationale du groupe.

Au courant depuis 7 jours

Au cours d'une conférence de presse, Mark Thompson, le directeur financier de Caterpillar, a reconnu que les responsables de l'entreprise à Gosselies avaient été informés de la volonté du groupe de fermer le site il y a une semaine.

Vendredi matin, après le conseil d'entreprise extraordinaire, plusieurs responsables syndicaux ont pointé le discours rassurant que les responsables carolos du groupe avaient tenu jeudi dernier. A aucun moment, il n'avait été question selon eux d'une fermeture du site.

Quand Mark Thompson parle d'une semaine, il veut très précisément dire sept jours, a précisé Eric De Leye, un des porte-parole de Caterpillar. Ce qui justifie, selon lui, que les responsables carolos n'étaient pas au courant de l'annonce de la fermeture jeudi dernier lorsqu'ils ont rencontré les responsables syndicaux.

Lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire, la direction de Caterpillar a annoncé la fermeture du site de Gosselies où travaillent quelque 2200 personnes.

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