Caterpillar: "Je prends ça comme une trahison. C'est de la haine, que j'ai"

Deux jours après l'annonce de la fermeture de Caterpillar Gosselies, ouvriers et délégués syndicaux sont toujours sous le choc. C'est l'impression d'avoir été trompés qui domine. "Je pense qu’on nous a menti. Quand le Premier ministre et Paul Magnette disent que la direction de Caterpillar, ce sont des voyous, ils ne sont pas loin de la vérité", assène Antonio Cociello, délégué syndical FGTB, sur le plateau de l'édition spéciale du JT consacrée à Caterpillar.

"J’ai l’impression qu’on a été manipulé par des usurpateurs. On a payé le prix, on a perdu beaucoup de camarades pour assurer l’avenir de l’entreprise. Je le vis mal, je ne trouve pas les mots. Je prends ça comme une trahison. C’est de la haine, que j’ai", constate Luciano Bruno, ouvrier.

"On nous a dit : ‘Ici c’est chez vous. C’est votre maison’", note amèrement Damien Rovinelli, lui aussi travailleur sur le site de Gosselies.

Quoi pour la suite ? "Nous allons bien sûr continuer à travailler. Et nous battre intelligemment", explique Salvatore Picarella, également ouvrier. Et Damien Rovinelli de noter: "On nous a appris à vouloir toujours se dépasser, à atteindre l’excellence. On était tous en formation permanente. On est prêt à se reconvertir à un autre emploi".

Mais Salvatore Oresti, de la CSC, est moins optimiste: "Une cellule de reconversion va être mise en place. Mais tout ferme en Wallonie. Où va-t-on recaser ces gens-là ?"

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