Quand Boris Johnson compare le Royaume-Uni… à Hulk

Quand Boris Johnson compare le Royaume-Uni… à Hulk
Quand Boris Johnson compare le Royaume-Uni… à Hulk - © DANIEL LEAL-OLIVAS - AFP

La moutarde semble monter au nez de Boris Johnson. Après avoir subi plusieurs revers au Parlement, le Premier ministre britannique continue de défendre le Brexit, même en cas de "no deal". "BoJo" a même tenté une comparaison osée. "Plus Hulk se met en colère, plus Hulk devient fort et il s’échappe toujours, même s’il avait l’air bien ligoté, et c’est le cas de ce pays", a déclaré le Premier ministre dans les colonnes du Mail on Sunday ce samedi.

Hulk, de son vrai nom Bruce Banner, est une des figures de l’univers de super-héros Marvel et a la capacité, lorsqu’il s’énerve, de devenir un géant ultra-musclé vert, capable de soulever des voitures ou de détruire des immeubles, et s’échapper de ses chaînes lorsqu’il est prisonnier. A moins de sept semaines du Brexit, le 31 octobre, Boris Johnson estime donc que le Royaume-Uni doit s’énerver suffisamment pour rompre les liens avec l’UE.

Une très, très bonne conversation sur la frontière nord-irlandaise

Le Premier ministre a toutefois précisé que "d’énormes progrès" étaient en cours pour aboutir à un accord. "Quand j’ai obtenu cette fonction, tout le monde disait qu’absolument aucune modification à l’accord de retrait n’était possible […]. Ils (les dirigeants de l’UE) sont revenus là-dessus et, comme vous le savez, une très, très bonne conversation se tient sur la manière de traiter les problèmes de la frontière nord-irlandaise", a dit le chef de gouvernement.

En Irlande du Nord, Londres rejette la solution dite du "filet de sécurité" (ou "backstop"), incontournable aux yeux de Bruxelles faute d’alternative crédible. Elle prévoit que le Royaume-Uni tout entier reste dans un "territoire douanier unique" avec l’UE si une meilleure solution n’est pas trouvée à l’issue d’une période transitoire.

Plutôt mourir que reporter !

"Il va y avoir beaucoup de travail d’ici le 17 octobre", date du dernier sommet de l’UE avant la sortie du Royaume-Uni de l’Union prévue le 31 octobre. "Mais je vais aller à ce sommet et je vais obtenir un accord, j’ai vraiment bon espoir", a ajouté Boris Johnson. Il doit rencontrer lundi le président sortant de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, et le responsable européen du Brexit Michel Barnier.

Mais malgré sa sérénité affichée, Boris Johnson n’a pas renoncé aux petites sorties violentes : après avoir assuré qu’il préférait "être mort au fond d’un fossé" que de demander un report de trois mois du Brexit, le Premier ministre en appelle aux super-héros. Même si, comme le note le journal français Le Parisien, le problème de Hulk, c’est que même lorsqu’il s’échappe, il finit toujours… en short.

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