Thalys: "L'arme s'est enrayée", selon un passager britannique

Un passager britannique du Thalys qui a aidé à maîtriser l'homme ayant ouvert le feu à bord du train, a estimé samedi que l'arme du tireur "s'est enrayée" et que les passagers ont de ce fait eu "énormément de chance".

"Le forcené a commencé à sortir tout son arsenal puis il est allé du wagon 13 au 12. (...) Pour être honnête, je ne sais pas pourquoi il n'a pas réussi à tirer mais je pense que c'est parce que son arme s'est enrayée", a déclaré à la presse Chris Norman, un consultant britannique de 62 ans. "On a tous eu énormément de chance", a-t-il jugé.

Un héroïsme contagieux

"J'étais assis en train de travailler sur mon ordinateur, j'ai entendu un coup partir, du verre qui se cassait. Il y avait un des employés du train qui courait vers l'avant du train, je me suis mis debout pour regarder ce qui se passait et j'ai vu un homme avec une mitraillette, vraisemblablement un AK47 (kalachnikov). Je me suis dit 'merde' et la première réaction a été de me cacher", a-t-il détaillé.

"Puis j'ai entendu un Américain qui criait 'chope le, chope le' (....), je me suis dit que les passagers étaient en train de réagir et c'était peut-être notre seule chance de survivre ensemble. Je me suis mis debout et suis allé aider les gens à l'arrière du wagon", a dit ce Britannique marié et père de deux enfants, qui vit dans le sud de la France.

"J'ai pensé je vais probablement mourir de toute façon, alors allons-y, autant mourir en essayant d'agir, plutôt que de rester assis en attendant qu'on m'abatte".

Les vrais héros, ce sont eux

Un groupe d'Américains, dont deux militaires, Spencer Stone et Alek Skarlatos, ont été salués comme des héros pour avoir réussi à maîtriser l'homme lourdement armé, actuellement interrogé par les services antiterroristes français.

"Spencer Stone a pris le terroriste par le cou avec le bras et Alek essayait de prendre ses armes. Moi je suis intervenu pour prendre son bras droit, un conducteur de train français au repos est venu après pour prendre le bras gauche et comme ça on a réussi d'abord à maîtriser le forcené et après ça on l'a plaqué par terre. Alek est allé voir ailleurs dans le train pour voir s'il y avait d'autres terroristes", a dit Chris Norman.

"Je ne me sens pas comme un héros, s'il y a des héros, c'est Alek et Spencer parce que sans Spencer, on serait tous morts", a conclu le Britannique.

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