Attaque de Charlie Hebdo et prise d'otage à l'Hyper Cacher: le fil des événements

Attaque de Charlie Hebdo et prise d'otage à l'Hyper Cacher: le fil des événements
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Attaque de Charlie Hebdo et prise d'otage à l'Hyper Cacher: le fil des événements - © ERIC FEFERBERG - AFP

Ce sont trois jours de terreur que la France a traversé, il y a tout juste un an. L'attaque des locaux dans lequel travaillaient -retranchés et à l'abri des regards- les caricaturistes de Charlie Hebdo, a été minutieusement préparée.

Le rédacteur en chef de Charlie était sous protection policière mais cela n'aura pas permis d'éviter le carnage. Les deux terroristes ont mené une intervention éclaire et meurtrière. Une chasse à l'homme, s'en est suivi. Au même moment, intervenait une troisième tueur. Il a, lui, pris en otage 17 personnes dans un supermarché juif.

11h33, mercredi 7 janvier 2015

Deux hommes exécutent à bout portant en pleine rue un policier. "Tu voulais nous tuer?!", hurle l'un des hommes cagoulés au policier déjà blessé et couché au sol. "Non chef... ", a à peine le temps de supplier l'agent de police avant d'être abattu d'une balle en pleine tête.

"On a vengé le prophète Mohammed! On a tué Charlie Hebdo!", crie l'un des forcenés, le bras levés vers le ciel, avant d'embarquer dans une Citroën C3 noire et de démarrer en trombe.

Les deux hommes viennent d'attaquer à l'arme de guerre la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo.
Une opération commando durant laquelle il vont tuer, froidement, 11 personnes.

Patrick Pelloux est médecin urgentiste et chroniqueur à Charlie Hebdo. Il raconte très ému: "On est arrivé sur place en premier. C'était horrible. Ils les ont abattu comme dans des exécutions... On a réussi à sauver les autres..."

Parmi les victimes, assassinées pour leur dessins, : Cabu, Tignouss, Wolinski, Honoré et puis Charb, le rédacteur en chef de Charlie Hebdo, menacé par les fanatiques depuis plusieurs années.

Mais il y aussi Bernard Maris, économiste et chroniqueur; Mustapha Ourrad, correcteur; Elsa Cayat, psychanalyste et chroniqueuse, mais également Michel Renaud, invité de la rédaction ce jour-là.

Sans oublier Franck Brinsolaro, le policier chargé de la protection rapprochée de Charb, abattu en même temps que lui et enfin, Frédéric Boisseau, un employé de la société Sodexo. Il était chargé de la maintenance de l'immeuble. Il est mort le premier lors de l'assaut.

Chasse à l'homme

Sur le toit du bâtiment, ceux qui ont pu échapper au massacre ont trouvé refuge.

C'est l'instant où les terroristes sortent de l'immeuble..."Allah akbar!". Leur cri résonne dans la ruelle. Ils tirent en direction des patrouilleurs de la police arrivés en VTT.

Très vite, le monde entier va découvrir le nom et le visage des tueurs. Chérif et Saïd Kouachi sont déterminés. Ils vont réussir à prendre la fuite. La police perd leur trace dans le Nord-Est de Paris à la porte de Pantin.

Le lendemain matin, au Sud de Paris cette fois, une fusillade éclate. Clarissa Jean-Philippe, une jeune policière de 25 ans est abattue. Le tireur disparaît en laissant derrière lui une cagoule. Un relevé ADN établit qu'il s'agit d'Amédy Coulibaly.

Une chasse à l'homme est lancée, mais il faut attendre le 9 janvier pour que les frères Kouachi soient localisés dans une imprimerie de Dammartin-en-Goële, à une quarantaine de kilomètres de Paris.
Le gérant est retenu en otage. Son employé, caché sous un évier, va fournir par SMS aux policiers des informations cruciales sur la localisation des forcenés dans l'imprimerie.

Au même moment, Amedy Coulibaly pénètre dans l'hypermarché cacher porte de Vincennes. Il prend en otage 17 personnes dont un bébé.

Les forces de l'ordre sont sur les dents. Confrontées à deux prises d'otages simultanées et des à forcenés qui disposent d'un véritable arsenal de guerre.

 

Les assauts

À 16h56, l'assaut est donné sur l'imprimerie. Les frères Kouachi vont en sortir en tirant sur la police. Ils sont abattus par le GIGN.

À 17h12, des grenades assourdissantes détonnent dans l'hypermarché. Les tirs sont nourris. Le preneur d'otage sort lui aussi l'arme au poing. Il aura tué quatre otages avant de mourir abattu.

Bilan de ces 3 jours de terreur: 17 morts et 22 blessés.

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