La vidéosurveillance 24H/24 de Salah Abdelsam ne sera pas suspendue

La vidéosurveillance permanente de Salah Abdelsam ne sera pas suspendue
La vidéosurveillance permanente de Salah Abdelsam ne sera pas suspendue - © MIGUEL MEDINA - AFP

La justice administrative française a rejeté ce vendredi la requête de Salah Abdeslam, dernier terroriste du 13 Novembre encore en vie, qui demandait que la vidéosurveillance permanente de sa cellule soit suspendue au nom du respect de sa vie privée.

Les trois juges des référés (procédure d'urgence) du tribunal administratif de Versailles ont affirmé dans leur ordonnance consultée par l'AFP qu'il n'y a pas d'urgence à statuer, expliquant notamment que la décision de filmer Abdeslam en permanence a été "précédée d'une procédure contradictoire" et que les attentats de novembre, les pires commis en France, "nécessitent la prise de dispositions exceptionnelles en vue de s'assurer contre les risques" d'évasion ou de suicide du détenu.

Le détenu le plus surveillé de France avait réclamé mercredi à la justice de suspendre le dispositif de vidéosurveillance permanent assuré par six caméras de sa cellule spécialement aménagée à Fleury-Mérogis, en région parisienne, la plus grande prison d'Europe.

Son avocat Frank Berton conteste la légalité de ce dispositif autorisé par un arrêté du gouvernement en se fondant sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'Homme stipulant le droit au respect de la vie privée et familiale. Il affirmait que Salah Abdeslam "n'a plus de vie privée, il a une vie publique".

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