L'enquête progresse, en Belgique et en France, autour de Salah Abdeslam

Salah Abdeslam, le suspect n°1 toujours introuvable, serait venu en région parisienne quelques semaines avant les attaques pour y acheter des détonateurs.
Salah Abdeslam, le suspect n°1 toujours introuvable, serait venu en région parisienne quelques semaines avant les attaques pour y acheter des détonateurs. - © DSK - AFP

En Belgique, jour après jour, les enquêteurs marquent des points dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Paris. Six hommes aujourd’hui sont sous mandat d’arrêt. Tous ont d'une manière ou d'une autre porté assistance à Salah Abdeslam ou à Mohamed Abrini, l'autre préparateur présumé des attentats.

Abdeslam et Abrini sont-ils encore en Belgique ou déjà en route vers la Syrie?

Mohamed Abrini a déjà voyagé vers cette région, son frère a combattu en Syrie. Mais Salah Abdeslam n'a par contre aucune expérience en la matière. Difficile d'imaginer les deux hommes voyager ensemble alors que leur portrait est aux mains de toutes les polices d'Europe, y compris en Turquie.

Il est donc probable que Salah Adeslam soit encore aujourd'hui dans une zone de confort où il peut compter sur certains proches pour l'aider. Mais à terme, il sera difficile de continuer à vivre dans la clandestinité... Ceux qui l'aident risquent gros au vu des six arrestations déjà intervenues. D'autant que les tarifs répressifs en matière de terrorisme sont élevés, avec des peines de prison parfois longues.

Tôt ou tard ceux qui aident les deux fugitifs risquent de les lâcher, ou de commettre une erreur dont pourront bénéficier les enquêteurs. La meilleure solution paraît dès lors être la reddition, mais dans des conditions sécurisées pour tous.

Salah Abdeslam aurait acheté des détonateurs en France

L’enquête judiciaire progresse également en France. Salah Abdeslam aurait acheté une dizaine de détonateurs quelques semaines avant les attentats auprès d'une société de pyrotechnique dans le Val-d'Oise en France, rapportent ce week-end les médias français.

Le gérant de la société de Saint-Ouen-l'Aumône aurait alerté les services de sécurité après les attentats du 13 novembre, a rapporté le quotidien Le Parisien sur base d'informations collectées auprès de plusieurs sources proches du dossier.

En vendant une dizaine de détonateurs électriques à Salah Abdeslam en septembre ou octobre dernier, le commerçant aurait été "intrigué" par le comportement de son client. Salah Abdeslam se serait enquis avec insistance sur la fiabilité et l'efficacité du dispositif, rapporte le quotidien.

L'artificier aurait reconnu le suspect une fois son nom et sa photo diffusés dans l'avis de recherche. Lors de l'achat des détonateurs, Salah Abdeslam lui aurait présenté son permis de conduire comme preuve d'identité.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK